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Introduction

Room Correction Helper (RCH) est un outil de calibration pour installations home cinéma Denon et Marantz basées sur Audyssey. Il travaille avec REW pour mesurer, aligner les enceintes et les caissons, générer les filtres et vérifier les previews, puis transfère la calibration directement dans votre ampli grâce au RCH Bridge, un petit programme local qui pilote l'ampli sur le réseau (mesure Audyssey comprise).

RCH n'est pas un bouton magique. Le principe de l'application est au contraire de vous proposer un parcours guidé, mais transparent, pour que vous puissiez vérifier chaque étape avant le transfert final.

Cette documentation décrit le fonctionnement actuel de l'application et suit les commandes visibles dans l'interface.

Cette aide est intégrée directement dans l'application. Les indications ci-dessous supposent donc que vous êtes déjà dans RCH et que vous pouvez revenir à l'onglet Application à tout moment.

Le chemin inverse existe aussi : chaque zone d'outils de l'application porte un lien Documentation qui ouvre directement la section qui la décrit. Ces liens s'écrivent dans l'adresse de la page sous la forme #documentation/autoeq : une adresse copiée depuis ici rouvre donc la bonne section, et se partage telle quelle. Sous chaque groupe de boutons, une phrase rappelle en une ligne ce que l'outil lit, ce qu'il calcule et où il écrit ; le détail complet reste dans l'infobulle du bouton.

Interface de Room Correction Helper
La page Application de haut en bas : commandes principales, chargement des mesures, outils des enceintes et des caissons, tableau de paramètres, finalisation, journal. Cliquez la miniature pour l'afficher en grand.

Avant de commencer

Avant d'utiliser RCH, vérifiez les points suivants :

  • Vous disposez d'un AVR Denon ou Marantz compatible Audyssey, allumé et raccordé au même réseau que votre ordinateur.
  • Vous avez installé une version bêta récente de REW.
  • Le serveur API de REW est activé sur le port 4735.
  • Vous avez téléchargé et lancé le RCH Bridge, le petit programme local qui relie RCH à l'ampli. Les binaires par système et les instructions de premier lancement sont dans l'onglet Ressources, section Le bridge RCH. Laissez-le simplement tourner pendant que vous utilisez RCH.

La chaîne opérationnelle REW / Bridge / AVR

RCH a besoin de trois maillons pour travailler, affichés en haut de la page Application sous forme de trois voyants :

  1. REW : lancez REW avec son serveur API, puis cliquez sur Connecter REW dans Commandes principales.
  2. Bridge : lancez le binaire RCH Bridge, puis cliquez sur Connecter le bridge.
  3. AVR : une fois le bridge connecté, cliquez sur Rechercher un ampli — si un seul ampli est trouvé sur le réseau, il est enregistré automatiquement (rien d'autre à faire) ; si plusieurs amplis sont trouvés, choisissez dans la liste puis cliquez sur Enregistrer l'ampli. Vous pouvez aussi saisir l'adresse IP à la main puis Enregistrer l'ampli. Le modèle de l'ampli est identifié automatiquement, il n'est jamais demandé. L'application Denon ou Marantz sur smartphone permet de retrouver rapidement l'adresse IP si besoin.

Tant que la chaîne n'est pas complète, l'application est volontairement verrouillée et le bandeau indique le ou les maillons manquants. C'est normal — la configuration de l'ampli (modèle, version MultEQ, canaux détectés) est lue en direct sur l'ampli connecté ; à défaut, elle doit venir d'une session importée.

Bandeau de chaîne avec les trois voyants et l'application verrouillée

Chaque étape est verrouillée sur ce dont elle a réellement besoin, et non sur la chaîne entière :

  • Mesurer avec l'assistant : REW + le bridge + l'ampli.
  • Travailler (importer des mesures, moyennes, alignements, filtres, banques) : REW + la configuration d'un ampli. Celle-ci vient normalement de l'ampli connecté, mais elle peut aussi venir d'un fichier de session — c'est ce qui permet de calibrer pour quelqu'un d'autre, voir Session.
  • Transférer : le bridge + l'ampli, et une configuration lue sur CET ampli. RCH n'envoie jamais rien sans avoir vérifié en direct que l'ampli est bien dans l'état attendu.

Note navigateurs : Chrome et Edge récents demandent une permission « réseau local » à la première connexion au bridge — acceptez-la. Firefox fonctionne sans étape supplémentaire. Safari n'est pas supporté avec le site https (limitation WebKit) : utilisez Chrome, Edge ou Firefox.

Configuration du serveur API de REW

Conseil pratique : gardez un dossier de travail propre avec vos fichiers de mesures (MDAT, ADY, MQX, liveproject), vos fichiers de session RCH et vos courbes cibles. Cela évite beaucoup d'erreurs de manipulation.

Si vous utilisez une courbe cible personnalisée, préparez-la à l'avance. Vous en aurez besoin dans REW pour Align SPL puis pour valider le résultat final.

Choisir votre point de départ

Quel que soit le point de départ choisi, la configuration de l'ampli (modèle, version MultEQ, assignation d'amplis, canaux détectés) vient de l'ampli, lue via le bridge — jamais d'un fichier de mesures. Les fichiers .ady, .mqx, .liveproject et .mdat ne fournissent que des mesures. Un fichier de session fait exception : il en porte une copie, prise chez le propriétaire de l'ampli.

Détails de configuration AVR

Le panneau Configuration de l'ampli montre cette configuration. Il s'affiche dès qu'elle est chargée, bridge connecté ou non : une session importée suffit. Quand l'ampli n'est pas joignable, le panneau dit que ces valeurs sont celles capturées dans la session, avec la date de leur lecture. C'est cette date qui les qualifie.

Une partie de ce qu'il affiche ne vient pas de l'ampli. Le modèle, la génération MultEQ, le mode et la disposition des caissons, les canaux détectés sont ses réponses. La vitesse du son, les longueurs de filtres MultEQ et les capacités du modèle, non : RCH les en déduit au moment de la capture, et la session les garde telles quelles. Cette déduction a déjà été corrigée. Une session ancienne peut donc porter des valeurs que RCH calculerait autrement aujourd'hui. Elles sont affichées telles que capturées, jamais recalculées, pour que la carte ne diverge pas de ce que le fichier contient.

Les deux points de départ les plus courants sont proposés côte à côte sur la page Application : laisser le bridge mesurer pour vous, ou déposer un fichier de mesures que vous avez déjà.

Les deux façons de charger des mesures dans REW

1. Mesurer avec l'assistant intégré (recommandé)

Le bridge pilote l'ampli pour jouer les sweeps Audyssey sur chaque enceinte, et RCH importe chaque réponse impulsionnelle dans REW au fil de la mesure. C'est le parcours le plus direct : pas de fichier à manipuler, les mesures arrivent déjà nommées par canal et par position. Le déroulement complet est décrit dans Mesurer avec l'assistant.

2. Importer un fichier de mesures (.ady, .mqx ou .liveproject)

Si vous avez déjà mesuré avec l'application Audyssey MultEQ Editor (.ady), avec MultEQ-X (.mqx) ou avec Dirac Live (.liveproject), glissez-déposez le fichier dans la zone de dépôt de la page Application. Les mesures sont chargées automatiquement dans REW.

Ces fichiers ne fournissent que les mesures : la configuration déjà chargée ne change pas. Si le fichier ne correspond pas à cette configuration (autre modèle, autre version MultEQ, autre mode subwoofer, autre nombre de caissons), RCH affiche un avertissement mais laisse l'import se faire — à vous de juger si les mesures restent pertinentes pour l'ampli en place. Aucun de ces écarts ne refuse l'import : la configuration ne vient pas du fichier, qui ne fait que témoigner des conditions dans lesquelles les mesures ont été prises.

3. Mode avancé : mesurer vous-même dans REW

Si vous mesurez vous-même dans REW avec votre propre micro, les noms de vos mesures doivent suivre les noms Audyssey des canaux détectés de l'ampli (visibles dans le panneau Configuration de l'ampli), sinon elles ne seront pas associées aux bons canaux dans le tableau de paramètres.

La séquence la plus fiable est la suivante : lancer REW vide, démarrer son API, connecter la chaîne complète, puis seulement ouvrir le fichier MDAT dans REW. Avant de calculer, vérifiez aussi que vos mesures n'ont pas conservé d'EQ, de délais ou d'inversions parasites.

Préparation recommandée pour des mesures manuelles dans REW

Avant la campagne de mesures, repartez d'un AVR dans un état simple et prévisible :

  • Neutralisez la correction précédente : effacez la calibration Audyssey dans le menu de l'ampli, ou importez des courbes plates via un fichier MQX sauvegardé à plat.
  • Réglez le volume à 62 (échelle absolue) ou -18 dB : cela donne environ 75 dB sur Front Right.
  • (Optionnel, selon votre préférence d'écoute) Si vous comptez utiliser Dynamic EQ : activez-le avec une force de 5 dB, tous les autres traitements Audyssey désactivés.
  • Désactivez la gestion de loudness et coupez le mode ECO.
  • Pour la mesure des subs, au choix : réglez LPF for LFE à 250 Hz puis annulez l'effet du filtre avec « Compenser le filtre » dans RCH, ou assignez la sortie XLR du sub au canal central pour contourner le filtre passe-bas LFE.
  • Vérifiez que toutes les distances sont à 3 m (sans utiliser le bouton « set default ») et tous les niveaux à 0 dB.

Côté REW :

  • Sélectionnez le pilote Java EXCL si votre interface le permet.
  • Échantillonnage à 48 kHz, plage de mesure 0-24000 Hz.
  • Niveau de mesure à -12 dBFS — important pour que les canaux Atmos jouent au bon volume.
  • Pour un système Atmos, jouez les fichiers lossless TrueHD (un par canal) avec VLC. Tout se télécharge dans l'onglet Ressources : le balayage de mesure WAV, et les fichiers .mlp par canal dans Signaux par canal, dont les variantes SWx et SWx +10 dB pour les subs.
  • Référence d'acoustic timing sur le canal Front Left (la même que celle des fichiers Atmos).

Mesurez chaque canal avec les sweeps joués, de préférence plusieurs fois et à plusieurs positions. Mesurez la position d'écoute principale en dernier et laissez le micro en place : les vérifications après calibration en seront plus simples.

4. Import Dirac Live (fichier .liveproject)

RCH sait aussi importer les projets Dirac Live exportés au format .liveproject. Chargez le fichier comme un ADY (glisser-déposer ou clic dans la zone de dépôt de la page Application). Comme pour l'ADY, l'import automatique dans REW n'a lieu que si RCH est connecté à REW.

À la différence d'un ADY, un .liveproject ne contient pas de réponses impulsionnelles prêtes à l'emploi. RCH reconstruit les vraies réponses impulsionnelles (avec la phase et les délais entre canaux) à partir des enregistrements micro bruts stockés dans le fichier, par déconvolution. La calibration du micro embarquée dans le projet est déjà appliquée pendant la reconstruction : ne rechargez donc pas de fichier de calibration micro dans REW pour ces mesures, sous peine de double correction dans l'aigu.

Le fichier peut contenir plusieurs positions de mesure ; RCH les retrouve toutes et nomme chaque mesure par canal et par position. Ce traitement est plus lourd que l'import ADY, surtout pour un projet à plusieurs positions : il se fait en arrière-plan et peut prendre de quelques secondes à environ une minute. La progression s'affiche dans le journal.

Les niveaux et délais relatifs entre canaux sont préservés (l'enceinte la plus proche est à l'instant zéro, les autres décalées de leur délai réel). La distance absolue n'est pas récupérable, et les caissons apparaissent plus loin car leur délai inclut la latence DSP du caisson : c'est normal.

Point important : comme pour les autres fichiers, un .liveproject n'apporte que des mesures. La configuration (canaux, version MultEQ, options) reste celle que RCH a déjà : l'ampli connecté via le bridge, ou une session importée. C'est elle qui sert à l'optimisation et au transfert final.

Mesurer avec l'assistant

La section Mesures Audyssey de la page Application pilote une session de mesure complète via le bridge : l'ampli joue les sweeps Audyssey sur chaque enceinte, et RCH importe chaque réponse impulsionnelle dans REW au fur et à mesure, déjà nommée par canal et par position. La calibration du micro Audyssey est gérée par le bridge : vous n'avez aucun fichier de calibration à charger.

L'assistant n'est pas obligatoire : vous pouvez tout aussi bien mesurer vous-même dans REW avec votre propre micro (voir Choisir votre point de départ, mode avancé) ou importer un fichier de mesures existant.

Préparer la session

  • Branchez le micro Audyssey fourni avec l'ampli sur sa prise SETUP MIC.
  • Débranchez tout casque et déconnectez un éventuel émetteur Bluetooth.
  • Placez le micro à hauteur d'oreille à la position d'écoute principale, pointé vers le plafond, sur un pied si possible.
  • Faites le silence dans la pièce pendant chaque mesure.

Cliquez ensuite sur Démarrer une session de mesure. Si une précondition n'est pas remplie (micro non branché, casque branché, ampli éteint...), RCH affiche un message explicite : corrigez puis relancez.

Régler le niveau des caissons

Pour chaque caisson détecté, le bloc Réglage du niveau des caissons affiche un SPL en direct : cliquez sur Démarrer le signal de réglage, tournez le bouton de gain du caisson jusqu'à lire environ 75 dB, puis cliquez sur Arrêter le signal. Le réglage se fait caisson par caisson : pendant l'opération, seul le caisson en cours de réglage émet du son — c'est normal, ce n'est ni une panne ni un problème de câblage. Le bloc n'apparaît que si l'ampli propose le réglage de niveau des caissons ; sinon, réglez le gain de chaque caisson depuis le menu de l'ampli.

Cette étape vient avant la position 1, et seulement avant : une fois la détection faite, l'ampli refuse le réglage, et RCH ferme le bloc en le disant. Pour le refaire, terminez ou annulez la session puis démarrez-en une nouvelle.

Mesurer les positions

La position 1 mesure toujours le plan complet des canaux détectés par l'ampli : c'est la passe de détection (présence des enceintes, polarité). La sélection de canaux ne s'applique qu'à partir de la position 2 : vous pouvez alors ne remesurer qu'un sous-ensemble de canaux si besoin.

Pour chaque position : déplacez le micro, cliquez sur Mesurer la position, et attendez la fin des sweeps (la progression s'affiche). Les réponses sont importées dans REW au fil de la mesure. Les avertissements éventuels (polarité inversée détectée, asymétrie) sont affichés mais ne bloquent pas la session : notez-les et vérifiez le câblage physique si une inversion est signalée.

Remesurer. La position actuelle — la dernière mesurée — reste remesurable : le bouton Remesurer la position la rebalaye. Décochez les canaux que vous ne voulez pas refaire pour ne remesurer qu'une enceinte. Les mesures concernées sont remplacées dans REW, celles des canaux non rebalayés restent en place, et RCH nomme la position avant de remplacer quoi que ce soit. La position 1 fait exception : c'est la passe de détection, elle remesure toujours le plan complet.

Seule la position actuelle est remesurable, et c'est voulu. Dans REW, la position d'une mesure est son rang dans la liste de son canal : une mesure réimportée se place en dernier, donc à sa propre place quand il s'agit de la dernière position — et elle décalerait toutes les suivantes s'il s'agissait d'une position antérieure. Une moyenne n'a pas de rang : elle ne compte pas dans la position des prises, apparaît comme « Average », et ses sommes et aperçus portent la marque « avg » (LFE predicted_Pavg). Pour refaire une position plus ancienne, mesurez-la comme une position supplémentaire, puis supprimez l'ancienne dans REW si vous n'en voulez plus.

Session de mesure en cours : positions, canaux et progression

Terminer ou annuler

Quand toutes les positions sont mesurées, cliquez sur Terminer la session pour rendre la main à l'ampli. Annuler la session abandonne la session à tout moment.

Sauvegardez ensuite vos mesures dans REW (File / Save all measurements) en fichier .mdat : c'est lui qui conserve vos mesures d'une session de travail à l'autre — RCH ne stocke aucune donnée de signal (voir Session).

Parcours recommandé

Le parcours compte dix étapes, à suivre dans cet ordre : chacune s'appuie sur le résultat de la précédente, et revenir en arrière périme ce qui suit. Find Sub Alignment aligne les caissons sur toute la bande, sans coupure : changer une coupure à l'étape 9 ne renvoie donc pas à l'étape 8. Seul un alignement d'une séance antérieure, calculé à une coupure, peut encore demander un retour à l'étape 8 quand cette coupure change. La nouvelle passe de Find Sub Alignment le remplace alors par un alignement sur toute la bande, qu'un changement de coupure ne périme plus.

  1. Connecter la chaîne et charger les mesures
  2. Faire les moyennes multi-positions
  3. Aligner les enceintes dans le temps — à partir de là, les délais des enceintes servent de référence
  4. Charger la courbe cible puis faire Align SPL
  5. Générer les filtres des enceintes
  6. Aligner les caissons entre eux
  7. Égaliser la somme des caissons — après quoi la base des caissons est figée
  8. Le raccord de référence : choisir une enceinte de référence et laisser Find Sub Alignment chercher, sur toute la bande, le déplacement commun des caissons et s'il faut les inverser ensemble
  9. Crossovers globaux, contrôle de polarité et aperçus — seul un alignement d'une séance antérieure, calculé à une coupure, demande un retour à l'étape 8 quand cette coupure bouge
  10. Finaliser : LPF for LFE, banques Reference et Flat, transfert à l'ampli

Les étapes 1 à 5 traitent les enceintes, les étapes 6 et 7 les caissons entre eux, les étapes 8 et 9 le raccord des deux, l'étape 10 le transfert. Les étapes 6, 7 et 10 ont leur mode d'emploi détaillé ailleurs — Caissons et MSO et Finalisation et transfert : ce qui en est dit ici donne leur place dans l'ordre, pas le détail de chaque bouton.

Chaque étape s'ouvre par quatre lignes : ce qu'elle produit, les gestes à faire, ce qu'il faut regarder, et l'état dans lequel elle laisse le projet. Ce qui suit ces quatre lignes dit le pourquoi et les pièges.

Le ruban du Parcours guidé, en haut de la page Application, porte ces dix étapes, et chaque puce dit où en est la sienne. Une puce qui change de couleur et prend le signe ⚠ affiche l'état périmée : une entrée de l'étape a changé depuis son dernier lancement ici. Poser une coupure à la main, recalculer un filtre ou changer la courbe cible suffit. Ce n'est pas une alerte, et RCH ne recalcule rien de lui-même : la carte de l'étape nomme la cause sous son titre, et c'est vous qui décidez de relancer ou de continuer. Le seul retour obligatoire se dit autrement — le bandeau au-dessus du tableau, qui renvoie de l'étape 9 à l'étape 8.

Sous le ruban, la carte de l'étape porte cinq boutons : Étape précédente, AUTO, UNDO, Accéder aux commandes et Étape suivante. AUTO fait ce que fait le bouton de l'étape, avec les réglages affichés dans ses commandes : rien de plus à régler. UNDO remet l'état d'avant le dernier AUTO, tant que rien d'autre n'a été lancé depuis ; un rechargement de la page l'oublie. Une ligne, sous les quatre blocs, dit le résultat, ou pourquoi AUTO ou UNDO ne sont pas disponibles et quoi faire. AUTO est proposé aux étapes 2 à 10 ; l'étape 1 se fait à la main. Sans caisson, les étapes 6 à 9 n'ont rien à faire et l'étape 10 n'a pas de passe-bas à régler : la carte le dit à la place d'AUTO.

Des étapes 3 à 10, AUTO travaille sur les moyennes : il affiche la position Average avant de lancer l'étape, et UNDO remet la position d'avant. Quand l'étape n'aboutit qu'en partie, la ligne le dit en orange au lieu d'annoncer un succès, et elle en donne la cause : un alignement plafonné par la distance, des coupures posées sur une partie des groupes seulement, une polarité à trancher. Une enceinte que l'égaliseur laisse sans filtre, parce qu'elle suit déjà la cible ou que la correction l'éloignerait, n'arrête plus rien : elle reste sans filtre, et le choix des coupures comme celui du passe-bas la prennent telle quelle, tant que la dernière génération des filtres l'a laissée ainsi. Après l'étape 9, la ligne chiffre le système prédit à la position de travail : écart à la cible, niveau du grave, sommation et retard de groupe au raccord.

Côté caissons, AUTO fait un peu plus que le bouton à deux étapes. À l'étape 4, avant Align SPL, il compare le niveau physique de chaque caisson aux autres, tel que mesuré, sans les trims que RCH a déjà posés, en moyenne sur les positions mesurées. Les trims ne corrigent qu'un petit écart : un grand consomme la réserve de gain de l'ampli. Quand un écart dépasse ce que le bruit de mesure explique, AUTO vous demande si le gain de vos caissons est réglé. Confirmez s'il l'est, et AUTO aligne les niveaux ; annulez, et AUTO s'arrête sans rien changer et ouvre la vérification du niveau des caissons. À l'étape 7, avant Equalize Sub, AUTO pose le niveau de la somme des caissons. Il lit les creux de la somme dans sa propre bande passante et ne retient que ceux qui remontent de chaque côté : la chute vers le bord de la bande n'en est pas un. Il laisse de côté les creux étroits et profonds que l'égalisation ne comble pas, avec leurs flancs, et ceux que l'AutoEQ laisse de côté parce qu'ils sont plus profonds sous la cible que son réglage « Exclure les creux étroits ». Puis il monte ou baisse tous les caissons du même pas pour que le plus profond des autres soit à portée de l'égalisation ; sans creux retenu, c'est le milieu de la somme qui se pose sur la cible. Le trim d'un caisson ne dépasse pas +9 dB : au-delà, la sortie caisson de l'ampli manquerait de réserve à fort volume. Le Journal de l'application donne ce niveau et ce qui l'a fixé. Si un trim atteint sa limite, si un demi-décibel de plus ou de moins égaliserait mieux, ou si la somme ne se lit pas, la ligne le dit en orange. Le bouton Equalize Sub, lui, laisse ce niveau à votre réglage. Quand l'égalisation de la somme n'a rien à améliorer, par exemple parce que l'alignement conjoint l'a déjà posée sur la cible, elle réussit sans poser de filtre, et le journal le dit.

Au raccord, AUTO décide aussi deux entrées que les boutons vous laissent. À l'étape 8, si aucune enceinte de référence n'est choisie, il aligne les caissons sur la centrale, ou sur l'avant gauche sans centrale, pose ce choix dans la liste et le dit au journal ; le bouton, lui, attend votre choix. À l'étape 9, avant Find Best Crossover, il calcule le plafond de localisation : il essaie les coupures des enceintes avant sans pénalité et sans rien écrire, et place le plafond au plus bas qui laisse chacune atteindre sa meilleure coupure au bruit de mesure près. Les autres enceintes cherchent ensuite la leur avec la pénalité au-dessus. Le réglage affiche la valeur et reste modifiable, et le journal dit quelle enceinte l'a fixée. Après le contrôle de polarité, AUTO inverse un groupe d'enceintes dont tous les membres somment mieux avec les caissons une fois inversés, relance Find Best Crossover pour lui, et rend l'inversion si le nouveau contrôle se contredit ; le groupe sur lequel les caissons sont alignés n'est jamais inversé. Un canal qui préfère franchement l'autre polarité arrête AUTO avant les aperçus : commencez par vérifier son câblage. Un désaccord sous le bruit de mesure ne l'arrête pas, et le rapport de polarité le montre. UNDO rend le plafond et les inversions. Le bouton du contrôle de polarité, lui, n'inverse rien.

Étape 1. Connecter la chaîne et charger les mesures

Panneau Commandes principales · rien d'autre ne fonctionne avant

Objectif
Une chaîne complète — REW, le bridge, l'ampli — et vos mesures dans le tableau.
À faire
  1. Lancez REW (serveur API démarré) et le binaire RCH Bridge.
  2. Revenez à l'onglet Application.
  3. Complétez la chaîne : Connecter REW, Connecter le bridge, puis enregistrez l'ampli (voir Avant de commencer).
  4. Chargez vos mesures : lancez une session avec l'assistant de mesure, ou glissez-déposez un fichier .ady, .mqx ou .liveproject, ou mesurez vous-même dans REW / ouvrez votre .mdat (mode avancé).
Vérifier
Les trois voyants du bandeau sont verts. Dans le panneau Configuration de l'ampli, les canaux détectés correspondent à votre installation.
Résultat attendu
Le tableau est rempli : une ligne par canal et par position, chacune avec sa vignette de réponse.
Un instantané n'est pas une chaîne vivante

Une session importée remplit le tableau sans que le bridge ni l'ampli soient là. Le bandeau de chaîne dit la vérité : dans cet état, l'étude est possible, le transfert non.

Panneau Commandes principales avec la chaîne complète
Le panneau des commandes principales, les trois maillons connectés. C'est le bandeau de chaîne, en haut, qui décide de ce qui est permis — et des mesures importées ne valent pas une chaîne vivante.

La carte Disposition des enceintes, sous le panneau Configuration de l'ampli, dessine les canaux détectés vus de la position d'écoute, avec la distance mesurée de chacun : c'est la façon la plus rapide de repérer un canal manquant ou une distance aberrante.

Carte Disposition des enceintes : canaux détectés et distances mesurées
La carte Disposition des enceintes : les canaux détectés vus de la position d'écoute, chacun avec sa distance mesurée. Un canal manquant ou une distance aberrante s'y voient d'un coup d'œil.

En mode avancé, évitez de charger le MDAT avant la connexion. Le tableau de RCH se remplit de façon plus fiable quand REW est déjà lancé, API active, puis fichier chargé une fois la chaîne complète.

Repartir d'un état propre

Reprendre un projet déjà travaillé n'est pas une étape du parcours : c'est le geste qui le précède. Deux commandes s'en chargent, et elles ne font pas la même chose.

Utilisez Réinitialiser les mesures si vous voulez réinitialiser toutes les mesures avec les paramètres par défaut avant de relancer les calculs. Utilisez Réinitialiser l'application si vous voulez repartir d'un projet vide après une mauvaise manipulation ou un changement complet de projet.

En pratique, Réinitialiser les mesures remet notamment à zéro le lissage, les fenêtres IR, les paramètres de cible, la room curve, l'equalizer générique, les délais et les inversions. C'est le bon réflexe avant de refaire un passage complet.

La colonne Réponse

Dès que le tableau se remplit, chaque ligne porte une vignette de sa réponse en fréquence. Elle sert à voir d'un coup d'œil ce que vaut une mesure et à comparer les lignes entre elles : toutes les vignettes partagent la même échelle, 10 Hz à 20 kHz en abscisse et une fenêtre de 35 dB centrée sur le niveau cible en ordonnée. Une courbe plus haute qu'une autre est donc vraiment plus forte, un creux vu sur une ligne se compare vraiment à celui de la ligne voisine. La fenêtre étant serrée, ce qui dépasse de plus de 17,5 dB au-dessus ou au-dessous du centre longe le bord du cadre au lieu de sortir du dessin : la courbe reste continue et le bord dit « ça sort d'ici ».

La vignette porte jusqu'à trois courbes, toutes lues dans REW — aucune n'est calculée par RCH :

  • la réponse mesurée, trait bleu le plus épais, toujours dessiné par-dessus les autres : c'est le sujet de la vignette ;
  • la courbe cible, trait ambre pointillé : celle de REW, house curve et courbe de salle comprises. Elle est commune à toutes les lignes, donc lue une seule fois, et elle se remet à jour quand vous changez de house curve, de courbe de salle ou de niveau cible depuis RCH ;
  • la réponse corrigée par l'EQ, trait rose fin : la mesure telle que REW la prédit avec les filtres actuellement chargés dans ses slots. Elle n'apparaît que si un EQ actif s'écarte vraiment de la mesure — sans filtre, ou avec des filtres à gain nul, elle serait confondue avec la mesurée et n'est pas dessinée : ce que vous voyez alors est bien la mesure nue, et non un trait posé dessus.

La vignette suit le lissage que RCH applique : changez la méthode de lissage et toutes les vignettes concernées se remettent à jour d'elles-mêmes. Il en va de même après chaque opération qui change une mesure (Align SPL, Time Align, fenêtrage, inversion). Pendant la relecture, la courbe précédente reste affichée en atténué, pour que la colonne ne clignote pas.

Les vignettes se lisent en arrière-plan et cèdent toujours le pas à vos traitements : rien ne part pendant un calcul en cours, et les lignes visibles à l'écran passent avant les autres. Une modification faite à la main dans REW, elle, n'est pas répercutée immédiatement : la vignette se remettra à jour à la prochaine opération lancée depuis RCH.

Cliquez une vignette pour ouvrir le bilan de la mesure (ou atteignez-la au clavier puis Entrée) : sa première carte est la vue agrandie de la vignette. RCH lit alors la mesure en pleine résolution — la grille native de REW, pas la version condensée de la vignette — puis, de la même façon, sa réponse corrigée. Les cartes suivantes sont les critères du bilan acoustique. Dans l'en-tête de la colonne, deux boutons, Évaluer les mesures et Comparer avant / après, notent d'un coup toutes les mesures de la position affichée.

Cette première carte porte des axes gradués : fréquences rondes de 10 Hz à 20 kHz, niveaux tous les 5 dB. On y retrouve exactement les mêmes courbes qu'en vignette, sous les mêmes règles, et la même échelle — mêmes bornes, même fenêtre de 35 dB, même centre. Une légende nomme chaque trait, et n'affiche que ceux qui sont vraiment dessinés. La carte indique le lissage appliqué, le titre nomme la mesure. Fermez avec Échap, avec la croix, ou en cliquant à côté de la fenêtre.

Fenêtre du bilan ouverte sur sa vue de réponse : mesurée, corrigée par l'EQ et cible
La fenêtre du bilan, ouverte sur sa première carte : la vignette en grand — mesurée, corrigée et cible sur la même échelle. La légende ne nomme que les traits réellement dessinés.

Étape 2. Faire les moyennes

Bouton Créer les moyennes, dans Outils des enceintes · seulement si vous avez mesuré plusieurs positions

Objectif
Une mesure moyenne par canal, représentative de la zone d'écoute.
À faire
  1. Dans Outils des enceintes, descendez au titre Moyennes des positions mesurées.
  2. Choisissez la stratégie : supprimer toutes les originales, conserver uniquement la position 1, ou tout garder. Tout garder est le choix par défaut.
  3. Choisissez la méthode : RMS + phase avg., le choix par défaut, si les moyennes doivent servir au calcul des filtres.
  4. Cliquez Créer les moyennes.
Vérifier
Une ligne de moyenne existe pour chaque canal. Les décalages appliqués par l'alignement préalable sont écrits dans les logs.
Résultat attendu
Ce sont ces moyennes qui servent de base à toutes les étapes suivantes.
Toute la campagne dans les mêmes conditions

Deux prises faites à des moments différents ne se moyennent pas, même si les courbes se ressemblent. Le niveau du micro, la position exacte et l'état de l'ampli font partie de la mesure.

Bloc Moyennes des positions mesurées : stratégie, méthode et bouton Créer les moyennes
Le bloc de moyennage, dans Outils des enceintes. La stratégie décide du sort des mesures d'origine ; le sélecteur à gauche du bouton choisit la méthode. L'avertissement est littéral : les inversions et les gains déjà posés sont effacés.

Conserver la position 1 en plus des moyennes est utile si vous voulez ensuite comparer le résultat au point d'écoute principal sans perdre les courbes moyennées.

Les trois méthodes de moyenne sont Vector average, RMS + phase avg. et dB + phase avg. Si vous n'avez pas encore de préférence, gardez la même sur tout le projet pour que les comparaisons restent cohérentes.

Avant chaque moyenne, RCH aligne désormais lui-même les positions dans le temps (corrélation d'enveloppes pour dégrossir, puis corrélation fine contrainte), à la place du Cross corr align de REW qui pouvait se décaler d'un cycle entier sur certaines mesures. Cet alignement améliore la cohérence entre positions, en particulier pour le Vector average et les subwoofers.

Sans cet alignement, RCH ne fait pas de moyenne. Il refuse avant d'écrire quoi que ce soit, pour tous les canaux :

  • quand une position n'a pas de réponse impulsionnelle exploitable ;
  • quand les positions d'un canal n'ont pas la même fréquence d'échantillonnage ;
  • quand un canal n'a qu'une seule prise ;
  • quand une moyenne d'un calcul interrompu est restée sous le nom que REW lui donne.

Le message dit quoi faire.

Pour le calcul des filtres, préférez RMS + phase avg. : cette méthode préserve le niveau à toutes les fréquences. Le Vector average reste précieux pour l'alignement temporel et pour juger la cohérence entre positions, mais il sous-estime le niveau de la mesure (de -1 à -2 dB avec 3 positions, jusqu'à -5 dB avec 8 positions) : des filtres calculés dessus seront sous-dosés.

AUTO fait les moyennes avec la stratégie et la méthode affichées. UNDO les annule avec la stratégie Tout conserver, celle par défaut, s'il n'existait aucune moyenne avant : une mesure d'origine supprimée ne se recrée pas. La carte le dit avant le clic.

Étape 3. Aligner les enceintes dans le temps

Bouton Time Align · après les moyennes, avant tout réglage de niveau

Objectif
Des distances qui reflètent le temps d'arrivée réel de chaque enceinte, et des enceintes en phase temporelle entre elles.
À faire
  1. Lancez Time Align.
  2. Affichez les colonnes de diagnostic temporel — la barre de puces juste au-dessus du tableau — pour lire les chiffres.
Vérifier
Distance absolue (m) plausible sur chaque canal, y compris sur les Atmos à réflexion. Un repli sur l'ancien alignement au pic, s'il a lieu, est signalé dans les logs.
Résultat attendu
Les délais des enceintes restent fixes. Ceux des caissons seront ajustés ensuite par Find Sub Alignment (étape 8).
Time Align efface le gain de raccord

Le gain posé par un raccord précédent est remis à zéro. C'est voulu : on ne raccorde pas sur une base temporelle qui va encore bouger. Si vous relancez Time Align après l'étape 8, les étapes 8 et 9 sont à refaire.

Le point de référence n'est plus le pic de l'impulsion mais le temps d'arrivée de l'onde, estimé par la phase en excès (la méthode « Estimate IR delay » de REW) : le pic peut tomber sur une réflexion plus forte que le son direct et fausser la distance de plusieurs mètres, là où l'arrivée reste stable. Les distances obtenues sont donc plus proches des distances physiques.

Ne relancez pas d'alignement temporel des enceintes après cette étape sans raison : les étapes suivantes en dépendent. Si vous le relancez malgré tout, l'alignement des caissons entre eux (étape 6) y survit : le bloc des caissons est ré-ancré d'un seul tenant, ses écarts relatifs sont conservés.

Cas des enceintes Atmos à réflexion (posées à plat sur les frontales, orientées vers le plafond) : le chemin utile est le rebond au plafond, pas le petit son direct qui fuit vers le micro. L'alignement et la distance suivent ce rebond ; vérifiez la cohérence de la distance sur ces canaux.

La barre Colonnes de diagnostic temporel ajoute les colonnes de temps : Délais (ms), Instant du pic (ms), Distance absolue (m) et Décalage requis (ms), ainsi que la colonne Écart au raccord (dB). Elles sont masquées par défaut pour garder le tableau lisible : cliquez sur une puce pour afficher la colonne correspondante, recliquez pour la masquer. Le choix est conservé d'une session à l'autre.

Barre des colonnes de diagnostic temporel au-dessus du tableau
La barre des colonnes de diagnostic temporel, au-dessus du tableau. Elles sont masquées par défaut ; une puce les affiche, et le choix est gardé d'une session à l'autre.

Une action qui ÉCRIT dans une de ces colonnes l'affiche d'elle-même, pour qu'un résultat ne soit jamais écrit dans une colonne invisible : Find Sub Alignment ouvre Décalage requis (ms) et Écart au raccord (dB), la recherche automatique du meilleur crossover et le rapport de polarité ouvrent Écart au raccord (dB), et le bouton de recalcul d'une ligne (⟳) fait de même pour les deux colonnes qu'il réécrit. Cela n'arrive que tant que vous ne vous êtes pas prononcé : dès que vous avez affiché ou masqué une colonne vous-même, votre choix passe avant et plus rien ne le défait.

C'est Écart au raccord (dB) qui dit si l'enceinte et les caissons se raccordent bien : de combien la réponse obtenue s'écarte de votre courbe cible dans le grave, une fois l'enceinte et les caissons raccordés. Plus la valeur est basse, meilleur est le raccord. Décalage requis (ms) reste affiché à titre informatif : ce n'est plus le critère sur lequel RCH choisit une fréquence de coupure ou une polarité.

Boutons Time Align et Align SPL
Le bloc d'alignement dans la position choisie : Time Align, puis Align SPL. Les deux travaillent sur la position sélectionnée, pas sur toute la session.

Étape 4. Charger la courbe cible puis faire Align SPL

Courbe cible dans REW · bouton Align SPL dans RCH

Objectif
Tous les canaux calés en niveau sur votre courbe cible.
À faire
  1. Chargez la courbe cible dans REW : EQ / Target settings / House curve.
  2. Visez la bonne position — le plus souvent la position moyennée, pas une mesure brute prise isolément.
  3. Lancez Align SPL.
Vérifier
Avant de lancer : si vous avez chargé la cible vous-même dans REW, son niveau de référence y est encore à 75 dB. Après : il est descendu, et c'est le résultat attendu. À partir de deux caissons, la carte Vérification du niveau des caissons, lancée juste après, affiche des écarts proches de 0 : elle compare les caissons entre eux. Avec un seul caisson elle est sans objet, et RCH grise le bouton Vérifier les niveaux.
Résultat attendu
Les niveaux sont posés ; les filtres peuvent être calculés.
Carte Subwoofer level check : bande passante, Niveau pondéré (dB SPL) et écart de chaque caisson
La vérification des niveaux, sur une installation à quatre caissons. Le caisson de référence est le premier arrivé ; les autres affichent leur écart à lui. Ici SW3 est la référence et le plus grand écart est de −0,52 dB sur SW4. La carte n'écrit rien : c'est le bouton Ajuster au niveau de référence d'une ligne qui reporterait l'écart dans le trim de ce caisson.

La courbe cible doit être chargée dans REW avant d'utiliser Align SPL : c'est elle qui sert de référence de niveau. Si RCH ne la trouve pas, chargez-la dans REW puis relancez.

Pour les caissons, Align SPL cale le niveau de chaque sub — mesuré par la même méthode que la carte Vérification du niveau des caissons — exactement sur le niveau cible (réparti pour la somme cohérente). Ce niveau est un Niveau pondéré (dB SPL) pondéré par le domaine de raccord : chaque fréquence compte pour la part des crossovers que votre ampli peut proposer où le caisson y travaille encore. Au-delà de 250 Hz — le raccord le plus haut possible — le caisson sera muet de toute façon, et ce qu'il rayonne là ne pèse plus rien. Aucune bande n'est détectée, donc aucun caisson n'est jamais refusé, même s'il monte jusqu'à 1 ou 2 kHz comme le font beaucoup de caissons DIY.

Align SPL descend le niveau de la cible, et ce n'est pas une perte de calibrage. RCH demande à REW le niveau auquel la courbe cible colle le mieux à l'enceinte de référence, puis il pose ce niveau sur toutes les mesures : la cible atterrit là où votre système joue vraiment. 75 dB au départ, 70,9 dB à l'arrivée est un cas ordinaire — la mesure Target le porte dans son titre. Il n'y a rien à rattraper au volume. Garder la cible à 75 dB obligerait à monter chaque trim de 4 dB : autant de marge prise sur l'ampli pour un résultat que le bouton de volume donne sans rien coûter, et c'est son rôle. Ce bouton n'est calibré nulle part, et une mesure au micro n'a pas de référence absolue de niveau — c'est pour cela que la plupart des logiciels de calibration posent leur référence à 0 dB.

Ce qui part réellement dans l'ampli, c'est l'écart entre le niveau d'une mesure et celui que RCH lui a vu à son arrivée — pas le niveau lui-même. Cet écart est la colonne SPL du tableau, arrondie au demi-décibel de l'ampli : il vaut 0 dB à l'import, quelle que soit la source (fichier .ady, pont, projet Dirac Live), parce que RCH ne connaît pas le niveau d'origine d'une mesure et ne le devine pas.

RCH n'écrit jamais dans le SPL offset de REW : toutes ses écritures de niveau passent par la fonction Align SPL, et se défont d'un geste dans REW avec Undo SPL alignment. Si vous déplacez vous-même une mesure avec le SPL offset de REW, ce déplacement est compté dans le trim tant que RCH garde sa session. Qu'il reparte d'une session neuve — autre navigateur, cache vidé, mesures importées à nouveau — et il repart du niveau qu'il lit à ce moment : ce déplacement manuel n'est plus compté. Réglez donc les niveaux dans RCH plutôt que dans REW.

Étape 5. Générer les filtres des enceintes

Outils des enceintes et tableau de paramètres · le moteur se règle dans Paramètres

Objectif
Un jeu de filtres paramétriques par enceinte, calculé vers votre courbe cible.
À faire
  1. Dans Outils des enceintes, posez lissage, fenêtrage, limites de boost et plage de fréquence. Ces réglages valent pour tout le projet.
  2. Laissez la coupure telle qu'elle est dans le tableau : elle n'entre pas dans ce calcul. Si la borne basse de la plage dépasse la moitié de la coupure d'une enceinte, ou si le seuil « Aucun boost sous » dépasse les trois quarts de cette coupure, le journal le signale avant la génération ; les filtres sont calculés avec les réglages choisis.
  3. Cliquez le bouton à curseurs de chaque ligne, ou celui de l'en-tête de la colonne Filtre pour toutes les générer d'un coup.
Vérifier
Chaque enceinte porte des filtres. Sur sa vignette de réponse, le trait rose — la réponse corrigée — suit la cible sur la plage que vous avez réglée.
Résultat attendu
Les filtres des enceintes sont prêts. La fréquence de coupure, elle, reste à choisir : c'est l'objet des étapes 8 et 9.

Avant de générer : les options de calcul

Ces réglages ne sont pas une étape à part : ils décident de la finesse des filtres que cette étape va produire, et se posent une fois pour tout le projet.

Le lissage et le fenêtrage pilotent la finesse de l'égalisation — un lissage léger produit des corrections détaillées avec beaucoup de filtres, un lissage fort des corrections subtiles avec peu de filtres — ainsi que l'affichage des courbes. Les calculs d'alignement des caissons (Align Sub, somme prédite, plafond théorique) mesurent quant à eux toujours la réponse brute, indépendamment de ces réglages : vos choix d'affichage ne peuvent pas dégrader la précision de l'alignement.

Le fenêtrage Optimized MTW, posé par défaut, retire l'énergie des réflexions dans l'aigu pour que le filtre ne corrige que le son direct, et conserve tout le détail dans le grave. La courbe de travail descend donc dans l'aigu, et RCH descend la cible d'autant — c'est voulu, et Le fenêtrage : ce que le filtre a le droit de voir explique pourquoi, ce que devient le creux qui apparaît, et ce que le choix coûte. Si vous préférez une courbe détaillée dans les basses et lisse dans les aigus sans modification de niveau, le lissage variable est l'alternative recommandée.

Dans le même esprit, RCH corrige finement le grave et lisse fortement l'aigu : dans l'aigu, le son direct est déjà bien sous la cible, et ne pas le sur-corriger est la pratique recommandée. La plage de fréquence que vous réglez fait foi — RCH n'impose pas de zone. Gardez en tête que c'est le cumul mesure corrigée + chaîne réelle qui doit suivre la cible : évitez la sur-correction.

Réglages de Outils des enceintes
Outils des enceintes : la plage de fréquence à corriger, les limites de boost, et le bouton qui calcule les filtres. C'est la plage que vous réglez qui fait foi — RCH n'impose pas de zone.

La fréquence de coupure n'entre pas dans ce calcul. L'égalisation corrige la forme de la réponse vers votre courbe cible sans rien savoir du raccord avec le caisson : c'est pour cela que les coupures se choisissent plus loin, aux étapes 8 et 9, une fois les caissons figés. Générez donc les filtres avec la coupure qui est déjà dans le tableau — celle de l'ampli, ou une valeur de départ. Ce qui devra vraiment être repris après un changement de coupure, ce sont l'alignement des caissons si l'enceinte de référence est concernée (étape 8), les aperçus et les banques enregistrées (étape 10).

Les filtres sont calculés par RCH. Si vous préférez les générer ou les ajuster directement dans REW (EQ / Match target, ou édition manuelle), RCH détecte que les filtres ont changé et utilise ceux présents dans REW pour toute la suite du process : previews, alignement du sub et transfert.

Le calcul lui-même est piloté par les réglages du panneau Paramètres. Les valeurs par défaut sont conçues pour donner un bon résultat sans rien toucher : si vous voulez comprendre ce qui se passe quand vous demandez un filtre, ou affiner le comportement, tout est détaillé dans Le calcul des filtres (AutoEQ).

Tableau de paramètres RCH avec la colonne Réponse
Le tableau de paramètres, une ligne par mesure. La colonne Réponse porte la vignette de chacune ; un clic l'agrandit.

Étape 6. Aligner les caissons entre eux

Align Sub, dans Outils des caissons · à partir de deux caissons

Objectif
Des caissons qui s'accordent entre eux : délais, gains, polarités et, en option, un all-pass par caisson.
À faire
  1. Ouvrez Outils des caissons.
  2. Lancez Align Sub.
  3. Avec un seul caisson, cette étape est sans objet : il n'y a rien à aligner ni à comparer. RCH grise les deux commandes — Align Sub et Vérifier les niveaux — tant que la session ne porte pas au moins deux mesures de caisson, et la carte de parcours marque l'étape « sans objet » avec pour cause « un seul caisson ». Passez à l'étape 7.
Vérifier
Le niveau de chaque caisson, sur la carte Vérification du niveau des caissons — à partir de deux caissons : elle mesure l'écart entre les caissons, elle ne juge pas un caisson seul.
Résultat attendu
Les caissons s'ajoutent entre eux. Ils ne sont pas encore raccordés aux enceintes.
Balayage mutualisé : rien à aligner

Certaines installations ne mesurent qu'un seul caisson pour plusieurs déclarés. Il n'y a alors rien à aligner entre eux. RCH le dit sous les outils de caisson, et la carte de transfert annonce que la calibration du caisson mesuré sera écrite telle quelle sur les autres.

Commandes de Outils des caissons : Align Sub, Equalize Sub, Preview Sub et Réinitialiser les caissons
Les commandes des caissons, avec ce que chacune lit et écrit. Align Sub travaille sur les caissons entre eux ; Equalize Sub travaille sur leur somme. Sous deux caissons, RCH grise Align Sub.

Plusieurs caissons dans une pièce ne s'additionnent pas simplement : selon la fréquence, ils se renforcent ou s'annulent. À l'endroit où vous écoutez, deux caissons peuvent donner moins qu'un seul. L'alignement cherche, pour chacun, le délai, le gain et la polarité qui donnent la meilleure somme à cette place-là — pas dans la pièce en général, qui n'existe pas comme point d'écoute.

À ce stade, RCH n'a aucune information de crossover, et c'est voulu : les caissons s'alignent entre eux sur leur propre bande, indépendamment de l'enceinte à laquelle leur somme sera raccordée plus tard. Le raccord est l'affaire des étapes 8 et 9 ; confondre les deux ferait dépendre l'alignement d'un choix qui n'est pas encore fait.

Le détail des commandes, de l'optimisation jointe et de la carte de vérification du niveau est dans Caissons et MSO.

Étape 7. Égaliser la somme des caissons, puis geler la base

Equalize Sub, dans Outils des caissons · dernière étape où les caissons bougent

Objectif
La somme des caissons égalisée, au niveau qui vous convient.
À faire
  1. Lancez Equalize Sub sur le signal résultant — la somme des caissons, et non chaque caisson pris à part.
  2. Posez le niveau de la somme.
  3. Relancez l'égalisation, et recommencez jusqu'à ce que la somme vous convienne.
Vérifier
La réponse de la somme suit la cible dans le grave, au niveau que vous avez posé.
Résultat attendu
La base des caissons est figée. Niveau et égalisation des caissons ne bougent plus : tout ce qui suit est calculé dessus.
Réponse de la mesure LFE predicted comparée à la courbe cible, dans la fenêtre du bilan
La somme des caissons — la mesure « LFE predicted » — face à la courbe cible, sur la première carte de sa fenêtre de bilan. C'est cette courbe qui dit si l'égalisation est faite : elle suit la cible dans le grave et retombe au-dessus de sa bande.

RCH ne décide pas du niveau de la somme : vous le posez, vous relancez l'égalisation, et vous recommencez jusqu'à ce qu'il vous convienne.

Revenir sur cette base ne casse rien en silence : RCH affiche alors, au-dessus du tableau, un bandeau qui nomme ce qui est devenu périmé et pourquoi, et il ne recalcule rien de lui-même.

Étape 8. Le raccord de référence

Alignement du caisson avec l'enceinte, Find Sub Alignment · à refaire si les caissons, leurs filtres ou les distances changent

Objectif
Des caissons alignés sur une enceinte de référence : un déplacement commun à tous les caissons, et le choix de garder ou d'inverser ensemble leurs polarités, cherchés sur toute la bande, sans coupure. Les écarts entre caissons restent ceux de l'égalisation.
À faire
  1. Dans le panneau Alignement du caisson avec l'enceinte, choisissez l'enceinte de référence — en pratique FL, FR ou la centrale. Elle doit déjà avoir son filtre calculé (étape 5).
  2. Lancez Find Sub Alignment. L'outil cherche ensemble le déplacement commun des caissons et s'il faut les inverser tous, puis applique ce résultat.
  3. Lisez le message de fin : l'ajustement de distance, le gain de sommation sur toute la bande et, s'il y a lieu, la limite de plage atteinte.
  4. Si l'opération s'arrête, suivez le geste que donne son message, puis relancez. Sinon, passez à l'étape 9.
Vérifier
Find Sub Alignment aboutit sans erreur. Si le message signale que la meilleure somme a été trouvée à une limite de la plage, vous l'avez lu et vous décidez de garder ce résultat ou de corriger les distances.
Résultat attendu
Tous les caissons sont déplacés du même délai, et leurs polarités sont gardées ou inversées ensemble. Ce réglage ne dépend d'aucune coupure : en changer à l'étape 9 ne le rend pas périmé.
Panneau Alignement du caisson avec l'enceinte : sélecteur d'enceinte et bouton Find Sub Alignment
Choisissez une enceinte dont les filtres sont calculés, puis lancez l'alignement. Les réglages sont appliqués aux caissons : vérifiez le résultat et les éventuelles limites de distance avant de poursuivre.

Find Sub Alignment compare l'enceinte de référence à la somme réelle des caissons, telles qu'elles sortent de l'égalisation : filtres, passe-tout, niveaux, polarités propres à chaque caisson et écarts de délai entre caissons compris. Il n'y ajoute aucun passe-haut ni passe-bas de raccord et ne lit aucune coupure. Il cherche le déplacement commun, et s'il faut inverser tous les caissons ensemble, pour obtenir la plus grande somme entre 20 et 320 Hz : il essaie les deux choix sur la même plage de délais. Les filtres, les passe-tout et les écarts de délai entre caissons ne sont pas modifiés. Une inversion bascule la polarité de chaque caisson, mais les rapports de polarité entre caissons restent les mêmes : deux caissons de polarités opposées le restent.

Cette plage vient des distances de tous les canaux, enceintes et caissons. Les enceintes ne bougent pas ; aucune distance de caisson ne peut devenir négative ni dépasser ce que l'ampli accepte. Quand la meilleure somme tombe sur une limite de la plage, RCH le dit : c'est la meilleure dans cette plage, et une meilleure position peut exister au-delà. Pour élargir la plage, réduisez l'écart de distance entre le canal le plus proche et le plus éloigné, puis refaites les mesures.

Si les réponses ne permettent pas d'évaluer la somme, si une distance manque, ou si les distances ne laissent aucune plage, RCH s'arrête avant toute écriture et nomme la cause. Après Time Align, le journal annonce déjà l'ajustement de distance que Find Sub Alignment fera et s'il basculera la polarité ; l'ancienne annonce d'un manque de distance, en mètres, ne concerne plus ce calcul.

Le message de fin et le journal donnent l'ajustement de distance, le délai correspondant, le gain de sommation sur toute la bande à la position de référence, et la limite de plage quand elle a joué. Le journal dit aussi si la polarité des caissons a été gardée ou basculée, puis l'état qui en résulte : normale, inversée, ou différente selon les caissons quand l'optimiseur les a posées ainsi. Ce gain est le meilleur trouvé par le calcul, pas une promesse : il ne garantit ni un gain aux autres positions, ni la meilleure somme une fois le raccord posé, à chaque coupure. C'est l'étape 9 — aperçus et contrôle de polarité — qui juge le raccord réel.

C'est aussi Find Sub Alignment qui décide la polarité des caissons, une fois pour toutes, sur l'enceinte de référence que vous avez choisie : il les garde ou les inverse ensemble, selon le choix qui donne la plus grande somme sur toute la bande. Il n'y a pas de seuil de décision ; à égalité exacte, RCH garde les polarités en place. Le seuil de 2,69 dB reste celui du contrôle de polarité au raccord, à l'étape 9, qui rapporte sans rien inverser.

Le même déplacement et le même choix de polarité s'appliquent aux caissons de toutes les positions. Si l'opération s'arrête en cours d'écriture, RCH remet chaque caisson touché dans son état d'avant, et le message nomme ceux qui n'ont pas pu l'être.

Les autres groupes d'enceintes suivent cette décision. Si l'un d'eux préférait l'autre polarité, RCH le signale au lieu d'inverser l'enceinte : inverser un canal est un remède large bande à un problème de bande étroite, et cela change du même coup sa polarité vis-à-vis de tous les autres canaux.

Find Sub Alignment ne touche pas au LPF for LFE. Ce réglage a son propre bouton et se choisit à la finalisation (étape 10), une fois les coupures arrêtées : ce n'est pas un sous-produit de l'alignement.

Étape 9. Crossovers globaux, contrôle de polarité et aperçus

Colonne Crossover, colonne Inversion, colonne Aperçu · la coupure juge le raccord, pas l'alignement des caissons

Objectif
Une coupure par groupe, la polarité contrôlée au raccord, les aperçus vus.
À faire
  1. Lancez la recherche du meilleur crossover : le bouton en forme de baguette, à côté de la liste de coupure, traite un groupe ; celui de l'en-tête de colonne les traite tous.
  2. Lancez le contrôle de polarité : le bouton ⟳ de l'en-tête de la colonne Inversion.
  3. Générez les aperçus : le bouton en forme d'œil de chaque ligne, ou celui de l'en-tête de la colonne Aperçu pour toutes.
  4. Regardez le bandeau au-dessus du tableau.
Vérifier
Aucun badge Périmé sur les aperçus. Dans la carte Rapport de polarité, chaque canal est conforme, ou son écart reste sous le bruit de la mesure. Aucun bandeau ne demande de refaire l'alignement des caissons ; seul celui qui nomme un changement de coupure est propre aux séances antérieures.
Résultat attendu
Les coupures sont posées et les aperçus montrent le raccord réel. Si le bandeau est là, revenez à l'étape 8 ; sinon, la finalisation peut commencer.
Colonnes Crossover, Invert, Filter et Preview du tableau, avec les boutons de leur en-tête
Les quatre colonnes d'action du tableau. Dans l'en-tête, un bouton traite toutes les lignes d'un coup : la baguette pour les coupures, le ⟳ pour la polarité, l'œil pour les aperçus. Sur une ligne, le même bouton ne traite que la sienne. La pastille Périmé signale une valeur qui n'est plus à jour depuis le dernier calcul.

Trouver automatiquement le meilleur crossover

Pour chaque fréquence candidate, RCH construit la réponse obtenue — l'enceinte et les caissons une fois raccordés à cette fréquence — et la compare à votre courbe cible entre 20 et 320 Hz. Ce qu'il mesure est un écart de forme : le niveau d'ensemble est retiré du calcul, parce que le calage SPL n'est pas du ressort du crossover. La fréquence retenue — celle que RCH sélectionne dans la liste — est celle qui donne la réponse la plus proche de la cible, moyennée sur les enceintes du groupe et sur les positions mesurées.

Pourquoi ce critère plutôt que le décalage temporel au raccord : le raccord réalisé par RCH est symétrique LR24|LR24 (voir la note en fin d'étape), donc exactement neutre. Il ne dégrade rien : il choisit seulement où passe le relais entre deux réponses déjà figées, celle de l'enceinte égalisée et celle de la somme des caissons. L'ancien critère mesurait le résidu temporel, quelques dixièmes de dB, et restait aveugle à l'écart entre ces deux réponses, qui vaut 3 à 5 dB — c'est pourtant lui, le vrai sujet.

Plusieurs coupures sont souvent équivalentes, et RCH le dit au lieu de faire semblant de trancher. En pratique, l'écart entre la meilleure fréquence et la suivante vaut moins d'un dixième de dB, très en dessous du bruit de la mesure. RCH estime ce bruit sur les positions de votre propre session et déclare indiscernables tous les candidats qui tombent dedans. Dans ce groupe d'équivalents, il retient le plus haut : c'est celui qui demande le moins d'excursion à l'enceinte, et la localisation du grave est déjà prise en charge par la pénalité ci-dessous.

Au-dessus de 120 Hz, la limite au-delà de laquelle le grave commence à se localiser, un candidat n'est pas interdit mais il est pénalisé de 2 dB par octave : 0,64 dB à 150 Hz, 1,47 dB à 200 Hz. Une coupure haute peut donc encore gagner, mais il faut qu'elle le mérite par un vrai gain de réponse ; en pratique cela arrive dans moins d'un groupe sur dix.

Borne basse : RCH mesure d'abord jusqu'où l'enceinte tient réellement son niveau — à 3 dB près, sur une octave entière — et n'autorise aucune coupure en dessous. Inutile de demander à une enceinte de descendre là où elle ne joue déjà plus.

Le journal détaille, pour chaque fréquence testée, l'écart à la cible, la pénalité éventuelle, l'appartenance au groupe des indiscernables et le motif d'un rejet (sous la capacité de l'enceinte, données manquantes).

Si à l'écoute vous préférez systématiquement des coupures plus basses, le levier à actionner est le plafond de localisation — et non la règle de choix : c'est lui, et lui seul, qui fixe la coupure préférée. Il se règle dans la carte Plafond de localisation (réglages des filtres) : bornes 60 à 150 Hz, défaut 120 Hz rétabli en un clic, valeur conservée dans la session. Les candidats au-dessus du plafond restent évalués et pénalisés (2 dB par octave), jamais interdits, et la phrase de décision indique le plafond utilisé.

Comme le crossover est une propriété de groupe, le bouton par ligne n'apparaît que sur la première enceinte de chaque groupe. Cliquer dessus traite tout le groupe.

Prérequis, déjà satisfaits si vous avez suivi le parcours : les filtres des enceintes doivent être générés (étape 5) et la somme des caissons doit exister. C'est Preview Sub qui la produit, sous le titre LFE predicted_P1 — une projection par position. Sans elle, le bouton d'une ligne affiche une alerte et ne fait rien ; celui de l'en-tête, lui, note le groupe en défaut dans le journal et poursuit avec les autres groupes.

Cette recherche n'inverse plus la polarité de vos enceintes. La polarité est décidée une seule fois, globalement, et elle porte sur le caisson : c'est Find Sub Alignment qui la fixe (étape 8). Si un groupe préférait l'autre polarité, RCH le signale dans le journal sans rien inverser.

La recherche juge aussi la branche de polarité opposée en entier : si, une fois les enceintes du groupe inversées, un autre crossover ferait franchement mieux, la phrase du journal le dit — crossover retenu de cette branche, écart à la cible, gain (pénalité de localisation comprise) — et la table d'audit affiche l'écart de la polarité opposée pour chaque candidat. Rien n'est appliqué : si vous décidez de suivre le signal, inversez les enceintes du groupe ensemble (toutes les positions) puis relancez la recherche. Ne relancez pas Find Sub Alignment pour cela : il basculerait les caissons pour tous les groupes. La phrase distingue aussi la cause probable : une préférence qui change avec la fréquence est une rotation de phase (pas un défaut de câblage) ; une préférence uniforme mérite d'abord une vérification du câblage.

Changer une coupure après l'alignement des caissons

Find Best Crossover écrit la fréquence de coupure, et rien d'autre : il ne touche ni aux filtres, ni aux délais, ni aux polarités. Il peut retenir, pour le groupe de l'enceinte de référence, une autre coupure que celle en place. L'alignement des caissons, calculé sur toute la bande sans coupure, reste valable, et les filtres aussi : il n'y a rien à relancer à l'étape 8. Les aperçus du groupe, eux, deviennent périmés et sont à régénérer.

Le cas d'une séance antérieure. Un alignement appliqué avant la recherche sur toute la bande avait été calculé à la coupure de son groupe de référence ; une séance importée qui en porte un le garde tel quel. Pour lui seul, RCH retient le couple appliqué : l'enceinte, et la coupure de son groupe à ce moment-là. Sélectionner une autre enceinte ne le change pas. Dès que cette coupure change, un bandeau apparaît au-dessus du tableau : il nomme la cause — « crossover du groupe de référence de Find Sub Alignment modifié » —, cette enceinte, son groupe et les deux fréquences, la coupure appliquée et la nouvelle, et il porte le bouton Recalculer l'alignement. Revenir à la coupure appliquée ne le retire pas : seule une nouvelle passe de Find Sub Alignment le fait, et elle remplace cet alignement par un alignement sur toute la bande. Rien ne se relance tout seul : ce bouton demande une confirmation, et le même avertissement est écrit au journal.

La comparaison à l'écoute entre le nœud 0 et le nœud −1 — les caissons retardés d'une demi-période à la coupure de référence, polarité inversée — ne vaut, elle aussi, que pour ces alignements calculés à une coupure. Après un alignement sur toute la bande, le passage au nœud −1 est indisponible ; le retour au nœud 0 reste possible.

Tant que ce bandeau est affiché, l'étape 9 n'est pas franchie : on reprend à l'étape 8. Quand il ne s'affiche plus, la finalisation peut commencer.

Contrôler la polarité et vérifier les aperçus

Les boutons en forme d'œil — un par ligne, et celui de l'en-tête de la colonne Aperçu qui les lance toutes — construisent les courbes prévues enceinte + sub avant transfert. C'est la meilleure façon de détecter un mauvais raccord, un désaccord de polarité ou un crossover mal choisi.

Chaque preview apparaît dans le tableau comme une ligne à part entière, juste sous la ligne de l'enceinte qu'elle simule, avec sa vignette de réponse : elle reste visible même quand la case Display only Selected est cochée. La première colonne porte l'étiquette Aperçu à la place de la position, et la ligne rappelle la date de création. Un badge Périmé apparaît dès que le crossover en vigueur du groupe n'est plus celui que la preview a simulé — cette fréquence figure dans son titre, sous la forme X@80Hz.

Deux limites assumées. Un changement de FILTRES seul ne périme rien : aucun signal ne l'exprime, régénérez donc la preview après avoir recalculé des filtres. Et le lissage de la mesure d'aperçu est figé à sa création (Psy) : il ne suit pas le lissage courant de RCH. Enfin, générer un aperçu REMPLACE le précédent du même canal à la même position — les aperçus ne s'accumulent plus, et seule une mesure dont le titre est reconnu comme un aperçu est supprimée, jamais une de vos mesures. Un aperçu remplacé ne se récupère pas : sauvegardez un .mdat avant de tout relancer (voir les deux banques).

Le contrôle de polarité — le bouton ⟳ de l'en-tête de la colonne Inversion — n'inverse ni enceinte ni caisson, pas plus que le bouton de recalcul de chaque ligne : il mesure la polarité qui raccorderait le mieux ce groupe avec les caissons, et vous le rapporte. La polarité, elle, est décidée une seule fois et globalement, sur le caisson, au moment de Find Sub Alignment (étape 8), sur toute la bande. Inverser le caisson touche tous les canaux à la fois : le contrôle ne signale donc une préférence qu'avec une preuve nette. Cette preuve, c'est la hauteur du seuil de bruit — à une seule position, l'écart entre les deux polarités au raccord doit atteindre 2,69 dB. Atteindre, et non dépasser : 2,69 dB tout juste suffisent déjà. Ce seuil est le seul juge du rapport, et non un second critère qui viendrait mettre son veto.

Ce que ce bouton mesure est visible dans la carte Rapport de polarité, juste au-dessus du tableau : elle montre la dernière exécution canal par canal, avec les deux chiffres que l'algorithme compare côte à côte — le gain de sommation au raccord sous la polarité en vigueur, puis le même gain caisson inversé.

La lecture détaillée de ces deux chiffres, la règle qui décide quand une ligne cesse de valoir et la note sur le raccord sont dans Le rapport de polarité et les aperçus, en détail.

Attention : si une enceinte demande vraiment une inversion de polarité pour bien se raccorder, cela trahit souvent une erreur de câblage (fils + et - inversés). Vérifiez-la physiquement : c'est là le bon correctif, pas un coup de DSP. Inverser un canal entier pour rattraper une bande étroite réglerait le raccord avec le caisson au prix de la polarité de ce canal vis-à-vis de tous les autres.

Si les previews sont bons sur la moyenne mais moins convaincants sur la position d'écoute principale, refaites la vérification en conservant aussi la position 1 au moment du moyennage.

Étape 10. Finaliser : LPF for LFE, banques et transfert

Find Best LFE Low-Pass, banques, transfert

Objectif
La calibration écrite dans l'ampli, en deux banques de filtres.
À faire
  1. Choisissez le LPF for LFE avec le bouton Find Best LFE Low-Pass.
  2. Enregistrez la banque Reference.
  3. Enregistrez la banque Flat.
  4. Transférez la calibration à l'ampli par le bridge.
Vérifier
Aucun bandeau au-dessus du tableau ne demande de recalculer l'alignement des caissons avant de commencer. RCH accepte d'enregistrer la seconde banque — un refus signifie qu'autre chose que les filtres a bougé depuis la première.
Résultat attendu
Les deux banques sont dans l'ampli, prêtes à être comparées à l'écoute.

C'est ici, et nulle part avant, que le LPF for LFE se décide : une fois les coupures arrêtées.

À cette étape, AUTO ne fait que Find Best LFE Low-Pass. Il n'enregistre aucune banque et ne transfère rien à l'ampli : ces deux gestes restent les vôtres, après avoir vérifié le résultat.

Pour la seconde banque, changez seulement la courbe cible après avoir enregistré la première. AUTO reconnaît alors la seconde banque : il refait les filtres des enceintes (étape 5), égalise la somme des caissons sans toucher à leur niveau (étape 7) et ne refait que les aperçus (étape 9). L'ampli ne garde qu'un réglage pour ses deux banques : les AUTO qui le changeraient, aux étapes 2, 3, 4, 6, 8 et 10, refusent sans rien écrire. Pour calibrer à nouveau, utilisez d'abord Vider les banques.

La carte Réglages de l'ampli, qui porte Préréglage des enceintes, LPF for LFE et Sortie du caisson, reste grisée tant que le bridge n'est pas connecté et l'ampli enregistré. Ces trois réglages ne sont pas des filtres Audyssey : ils vivent dans l'ampli, et sans le bridge RCH ne peut ni les lire ni les écrire. Sur une session importée le bandeau affiche Calibration hors ligne, tout le travail acoustique reste possible, mais cette carte et le transfert non. Le LPF for LFE n'a donc pas de verrou à lui : il se dégrise avec la chaîne.

Deux banques coexistent, et elles ne servent pas à la même chose. Reference porte la calibration complète : filtres des enceintes, alignement des caissons, raccord. Flat porte la même installation sans la correction de la réponse. Les deux se conservent dans la session ; une seule est active dans l'ampli à la fois, et c'est en basculant de l'une à l'autre que vous entendez ce que la correction fait vraiment. Une banque dont le contenu s'est perdu — sauvegarde du navigateur trop lourde, fichier incomplet — se dit « inconnue » avec sa cause : Oublier cette banque la vide sans toucher à l'autre, Enregistrer les filtres actuels la remplace. Une sauvegarde d'une version qui n'avait pas encore de banques les lit simplement vides.

L'ampli ne porte qu'un seul jeu de délais, de niveaux et de coupures pour les deux banques. RCH refuse donc d'enregistrer la seconde si autre chose que les filtres a bougé depuis la première — changer une coupure entre les deux vous obligerait à tout reprendre.

Le récapitulatif affiché avant le transfert est la dernière occasion de voir une incohérence : il nomme le modèle d'ampli, le type de correction, le nombre de canaux et les banques enregistrées. Relisez-le avant de lancer l'écriture — une fois partie, la calibration remplace celle de l'ampli.

Carte de transfert : récapitulatif de ce qui part vers l'ampli
Le récapitulatif du transfert : modèle d'ampli, type de correction, nombre de canaux et banques enregistrées. C'est le dernier écran avant l'écriture.

Le détail de chacun de ces gestes est dans Finalisation et transfert.

Le calcul des filtres (AutoEQ)

Quand vous demandez le filtre d'une enceinte, RCH calcule lui-même les filtres paramétriques de la mesure : c'est le moteur AutoEQ. Cette section décrit ce qu'il fait, ce que chaque réglage change, et comment lire son verdict. Vous n'avez rien à régler pour obtenir un bon résultat : les défauts sont un compromis éprouvé sur les mesures de référence.

Ce que fait le moteur

Le principe est simple : RCH compare votre mesure à la courbe cible et pose des filtres là où l'écart le justifie. Le calcul se déroule toujours dans cet ordre.

  1. Analyse de l'écart. RCH découpe la mesure sur la plage de fréquence choisie, ramène la cible sur la même grille, puis identifie les zones qui s'en écartent. Les creux très profonds sont mis de côté : ce sont des annulations acoustiques, les corriger ne sert à rien.
  2. Placement des filtres. RCH pose les filtres un par un. À chaque étape il recalcule ce qu'il reste à corriger, choisit la zone la plus utile, y place un filtre et optimise son gain et son Q. Il s'arrête dès qu'aucune zone ne justifie plus un filtre, même s'il reste des emplacements libres.
  3. Nettoyage et réoptimisation. Les filtres devenus inutiles sont retirés, les autres réoptimisés ensemble. La boucle se répète jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien à enlever.
  4. Réduction des dépassements. Si la correction fait passer la réponse trop au-dessus de la cible quelque part, RCH baisse le filtre de boost responsable.
  5. Options avancées. Selon les cases cochées, RCH rejoue le placement en testant plusieurs hypothèses, puis polit le résultat.

À chaque étape, RCH ne garde le nouveau résultat que s'il est meilleur que le précédent. Une option activée ne peut donc pas dégrader ce que RCH retient ; au pire elle ne change rien, en échange du temps de calcul.

Les limites de l'ampli sont respectées d'office. Quand RCH connaît l'ampli — bridge connecté, ou session importée —, il borne la demande AutoEQ à ce que la section MultEQ sait réellement réaliser : chaque type (MultEQ, XT, XT32) écrit des filtres d'une longueur et d'une cadence fixes, qui bornent la finesse possible dans le grave. Sur un ampli MultEQ de base, la correction des enceintes ne descend pas sous environ 250 Hz — limite du matériel, pas choix de RCH — tandis que les caissons restent corrigés finement jusqu'à 11 Hz ; XT et XT32 sont beaucoup moins contraints. Chaque ajustement de plage ou de Q est écrit dans le journal, jamais silencieux. Sans configuration d'ampli, aucune borne n'est appliquée.

Le fenêtrage : ce que le filtre a le droit de voir

Une mesure ne contient pas que l'enceinte. Elle contient le son direct, puis, quelques millisecondes plus tard, tout ce que la pièce en renvoie. Dans le grave ces réflexions sont le problème à traiter. Dans l'aigu, elles brouillent la lecture : la réponse mesurée décrit alors la pièce autant que l'enceinte, et un filtre calculé dessus corrige les deux sans distinction.

Le fenêtrage retire cette énergie réfléchie là où elle n'a rien à faire, pour que le calcul ne porte que sur le son direct. Le préréglage Optimized MTW — celui posé par défaut — applique une fenêtre dont la durée change avec la fréquence : neuf secondes dans le grave, une fraction de milliseconde dans l'extrême aigu. Dans le grave, rien n'est retiré : tout le détail de la réponse est conservé, et le filtre peut y travailler finement. C'est exactement là qu'il faut le laisser faire.

Pourquoi la courbe descend dans l'aigu

Retirer de l'énergie, c'est retirer du niveau : la courbe fenêtrée passe sous la courbe brute — de 1,3 à 2,4 dB entre 300 et 3 000 Hz sur le corpus de mesures de référence, pour des enceintes large bande, et davantage dans une pièce très réverbérante. Si la cible restait où elle est, le moteur verrait un manque qui n'existe pas et poserait des boosts pour rien.

RCH ne laisse pas ce décalage fausser le dosage. Au moment du calcul, il mesure l'écart entre vos deux courbes — la brute et la fenêtrée — bande d'octave par bande d'octave, et descend la cible d'autant. Dans le grave l'écart est nul et la cible ne bouge pas ; dans l'aigu elle descend exactement de ce que la pièce apportait. La pente que vous avez choisie est transmise intacte au résultat, et l'offset appliqué est écrit dans le journal.

Le creux qui apparaît, et qu'il ne faut pas corriger

Une fois les réflexions retirées, un creux ressort souvent dans le haut du médium. Ce n'est pas la pièce : c'est le plus souvent le raccord entre le haut-parleur de médium et le tweeter de l'enceinte elle-même. Il ne doit surtout pas être corrigé — le combler ne rend pas l'enceinte meilleure, et coûte des filtres et du gain. Le fenêtrage le met en évidence pour cette raison : rendu visible, il est identifié comme tel et le moteur ne va pas le chercher.

Audyssey traite le même problème autrement, avec la midrange compensation : un creux fixe posé dans la courbe cible à 2 kHz. La difficulté est que chaque enceinte a sa propre fréquence de raccord — 2 kHz ne tombe pas toujours dessus — et qu'un creux posé à côté remplace le problème par un autre. Le fenêtrage n'impose aucune fréquence : il révèle celle de votre enceinte, quelle qu'elle soit.

La courbe fenêtrée est un outil, pas un résultat

C'est le point qui trompe le plus souvent : ne jugez pas le fenêtrage sur l'allure de sa courbe. Elle ne sert qu'à poser les conditions du calcul — ce qu'il faut corriger, et ce qu'il faut laisser tranquille. Le filtre obtenu est ensuite appliqué aux réponses non fenêtrées : c'est sur celles-là que se lit, et que s'entend, le résultat.

Le compromis est assumé. Un filtre calculé sur la courbe brute collerait davantage à la cible, puisqu'il corrigerait tout — y compris ce qu'il ne fallait pas toucher. Avec le fenêtrage, la réponse corrigée s'écarte un peu plus de la cible sur le papier, et le résultat à l'écoute est meilleur. C'est le niveau de correction qui compte, pas la ressemblance du tracé.

Où se trouvent les réglages

Les réglages du moteur sont dans le panneau Paramètres, section AutoEQ, rangés en cinq groupes du plus courant au plus pointu : Filtres, Boosts, Limites de Q, Stratégies, et Expert, replié par défaut. Un réglage qui dépend d'un autre y est indenté sous lui, et grisé tant qu'il ne sert à rien.

Panneau Paramètres : les cinq groupes de réglages AutoEQ

Trois réglages pèsent tout autant sur le résultat et ne sont pas dans ce panneau : les deux limites de boost et la plage de fréquence vivent dans Outils des enceintes. Ce sont eux à regarder en premier.

Réglés dans Outils des enceintes, pas dans le panneau AutoEQ.
Réglage Défaut Plage
Boost maximal par filtre 6 dB 0 à 6 dB
Boost cumulé maximal 3 dB 0 à 6 dB
Plage de fréquences 20 Hz – 16 kHz 10 Hz à 20 kHz

Boost maximal par filtre et Boost cumulé maximal

Dans Outils des enceintes · défauts 6 dB et 3 dB · 0 à 6 dB

Ce qu'il fait
Le premier limite ce qu'un filtre seul peut amplifier ; le second, ce que tous les filtres cumulés peuvent amplifier à une même fréquence.
Quand y toucher
Pour protéger votre matériel : amplifier coûte de la puissance à l'ampli et de l'excursion aux haut-parleurs. Les défauts sont déjà un bon compromis.

Plage de fréquences

Dans Outils des enceintes · défaut 20 Hz – 16 kHz · 10 Hz à 20 kHz

Ce qu'il fait
La plage que vous réglez fait foi : RCH ne corrige rien en dehors et n'impose aucune zone interdite. C'est votre principal outil de contrôle.
Quand y toucher
La plage s'arrête à 16 kHz volontairement : dans l'aigu, le son direct est déjà sous la cible et une mesure en un point ne représente plus ce que vous entendez. Élargir jusqu'à 20 kHz est possible, rarement souhaitable.

Groupe Filtres

De quoi la banque de filtres a le droit d'être faite.
Réglage Défaut Plage
Nombre de filtres 20 1 à 20
Atténuation maximale (dB) 25 0 à 30
Gain minimal des filtres 0,7 0,1 à 2
Tolérance autour de la cible 1 0,1 à 6

Nombre de filtres

Défaut 20 · 1 à 20

Ce qu'il fait
Plafonne le nombre de filtres du moteur. C'est un plafond, pas un objectif : RCH n'en pose que ce qui est justifié, et retire ceux qui n'apportent rien.
Quand y toucher
Beaucoup de filtres corrigent des accidents étroits ou multiples, au prix d'une correction plus complexe. Peu de filtres donnent une correction plus simple et plus robuste.

Atténuation maximale (dB)

Défaut 25 · 0 à 30

Ce qu'il fait
Fixe l'atténuation maximale d'un filtre.
Quand y toucher
Rarement. Atténuer ne coûte rien à l'ampli, contrairement à amplifier : c'est pourquoi cette limite est bien plus large que celles de boost. La correction par atténuation est la plus sûre.

Gain minimal des filtres

Défaut 0,7 · 0,1 à 2

Ce qu'il fait
Gain minimal, en dB, pour qu'un filtre soit conservé et envoyé à REW. En dessous, le filtre est jugé décoratif et supprimé.
Quand y toucher
Baissez-le pour voir tout ce que le moteur a calculé.
À savoir
Le défaut est passé de 0,4 à 0,7 dB : sous 0,5 dB, un filtre isolé ne s'entend pas, et l'égaliseur s'encombrait de filtres sans effet audible.

Tolérance autour de la cible

Défaut 1 · 0,1 à 6

Ce qu'il fait
Fixe le seuil, en dB, à partir duquel un écart à la cible est jugé significatif. C'est lui qui décide de ce que le moteur traite comme un défaut à corriger, et c'est lui qui finit par arrêter le placement : quand plus aucune zone ne le dépasse, le placement s'arrête.
Quand y toucher
Plus bas, RCH traite de plus petits écarts et pose donc plus de filtres. Plus haut, il se concentre sur les gros défauts.
À savoir
Le défaut est passé de 0,3 à 1 dB. Un écart de moins d'un décibel sur une bande étroite ne s'entend pas ; le traiter consommait des filtres sans rien apporter.

Groupe Boosts

Ce que le moteur n'a pas le droit d'amplifier.
Réglage Défaut Plage
Aucun boost sous (Hz) 50 0 à 500

Aucun boost sous (Hz)

Défaut 50 · 0 à 500

Ce qu'il fait
Interdit d'amplifier sous cette fréquence : la zone devient atténuation seule.
Quand y toucher
C'est une protection matérielle. Sous 50 Hz, un boost demande beaucoup d'excursion au haut-parleur et beaucoup de puissance à l'ampli, le plus souvent pour corriger une annulation que l'on ne corrigera pas. Mettre 0 désactive la protection.

Limites de boost en vigueur

Affichage seul · les deux champs sont dans Outils des enceintes

Ce qu'il fait
Sous le curseur, une ligne rappelle les deux limites de boost effectivement réglées. Ce n'est pas une commande : elle se lit, elle ne se touche pas.
À savoir
Il n'y a plus de case Allow boosts : elle faisait double emploi avec Boost maximal par filtre, qu'il fallait de toute façon régler. Pour travailler en atténuation seule, mettez Boost maximal par filtre à 0 — RCH cesse alors d'amplifier, et cesse même de chercher des zones à remonter. Les anciennes sessions où la case était décochée se rouvrent avec cette limite à 0 : le résultat est le même.

Groupe Limites de Q

L'étroitesse permise aux filtres.
Réglage Défaut Plage
Autoriser les filtres étroits sous 200 Hz coché —
Q maximal sous 200 Hz 8 0 à 8
Ajuster le Q au-dessus de 200 Hz décoché —
Q maximal dans l'aigu 3 0 à 8
Début de la bande aiguë (Hz) 3000 200 à 16000

Autoriser les filtres étroits sous 200 Hz

Coché par défaut

Ce qu'il fait
Autorise les filtres étroits dans le grave, là où les résonances de pièce sont étroites et marquées.
Quand y toucher
Décocher élargit les corrections du grave : plus douces, moins efficaces sur les modes.

Q maximal sous 200 Hz et Q maximal dans l'aigu

Défauts 8 et 3 · 0 à 8 · 0 = plafond inactif

Ce qu'il fait
Ces deux curseurs plafonnent le facteur Q, c'est-à-dire l'étroitesse des filtres. Un filtre étroit est un résonateur : plus son Q est élevé, plus il met de temps à s'éteindre, ce qui peut s'entendre comme une traîne (ringing). Au-delà de Q = 8 un filtre correctif devient audible en tant que tel : c'est pourquoi la plage s'arrête là. À 0, seules les règles internes s'appliquent.
Quand y toucher
Les deux bandes ne posent pas le même problème, d'où deux défauts différents. Dans le grave, un filtre étroit qui atténue un mode de pièce est utile : il raccourcit la résonance au lieu d'en créer une. Plafonner trop bas sous 200 Hz vous prive de ce traitement — d'où un défaut à 8, juste sous le seuil où RCH signale lui-même un risque de traîne. Dans l'aigu, un filtre étroit corrige surtout une interférence locale, qui change dès que le micro bouge : là, plafonner est une bonne idée.

Ajuster le Q au-dessus de 200 Hz

Décoché par défaut

Ce qu'il fait
Fait varier progressivement le plafond de Q avec la fréquence au-dessus de 200 Hz, au lieu d'un plafond fixe. C'est la préférence correspondante de REW, laissée sur la même valeur par défaut que dans REW.
À savoir
À ne pas confondre avec les deux curseurs ci-dessus : celui-ci change la règle interne, eux posent un plafond par-dessus, qui ne peut que resserrer.

Début de la bande aiguë (Hz)

Défaut 3000 · 200 à 16000 · grisé tant que Q maximal dans l'aigu vaut 0

Ce qu'il fait
Fixe la fréquence à partir de laquelle le plafond Q maximal dans l'aigu s'applique.
Quand y toucher
Le défaut de 3 kHz correspond à la zone où les mesures en un point deviennent peu représentatives. Baissez-le pour étendre cette prudence au médium.
À savoir
Ce curseur est indenté sous Q maximal dans l'aigu : sans plafond, il n'y a pas de bande haute à délimiter.

Groupe Stratégies

Toutes les options de ce groupe obéissent à la même règle : RCH rejoue le calcul autrement et ne garde le nouveau résultat que s'il est meilleur. Aucune ne peut dégrader la correction ; au pire elle ne change rien, contre du temps de calcul.

Les modes de calcul optionnels.
Réglage Défaut Dépend de
Candidate placement coché —
Modal seeding (LPC) décoché —
Beat-REW optimization décoché —
Reduce & repair coché Beat-REW optimization
Critical band refinement coché Beat-REW optimization
Refinement décoché —
Itérations d'affinage 100 Refinement

Candidate placement

Coché par défaut

Ce qu'il fait
Au lieu de placer chaque filtre sur la première zone venue, RCH teste plusieurs zones candidates et garde la plus prometteuse. Il rejoue tout le placement de cette manière et ne remplace le premier résultat que si le second est meilleur.
Quand y toucher
Laissez coché. Cela double le temps de calcul mais ne peut pas dégrader le résultat.

Modal seeding (LPC)

Décoché par défaut

Ce qu'il fait
Analyse les modes de la pièce sous 400 Hz — les résonances qui créent les bosses du grave — et rejoue le placement en posant les fréquences centrales exactement sur ces modes, avec une largeur initiale mesurée sur la bosse réelle. Le résultat n'est adopté que s'il bat le calcul standard.
Quand y toucher
Sur les exemples de référence, l'option améliore certains canaux (moins de dépassements, RMS un peu meilleur) et n'a aucun effet sur les autres.

Beat-REW optimization

Décoché par défaut · commande Reduce & repair et Critical band refinement

Ce qu'il fait
Active un mode d'optimisation plus ambitieux, orienté qualité finale plutôt que stricte parité avec REW. Plus lent, potentiellement meilleur.
À savoir
Reduce & repair et Critical band refinement sont indentées sous elle et restent grisées, donc sans effet, tant qu'elle est décochée. C'est elle qu'il faut cocher pour en profiter.

Reduce & repair

Coché par défaut · exige Beat-REW optimization

Ce qu'il fait
Après une première solution, RCH essaie d'enlever les filtres les moins utiles ou les plus risqués, puis de réoptimiser ce qui reste. Le but est une correction plus propre à qualité égale : moins de filtres, même résultat.

Critical band refinement

Coché par défaut · exige Beat-REW optimization

Ce qu'il fait
Réoptimise séparément trois bandes — le grave modal, le médium critique et l'aigu — au lieu de ne viser qu'un score global, pour mieux équilibrer la qualité là où l'oreille est la plus sensible.

Refinement

Décoché par défaut

Ce qu'il fait
Ajoute une passe finale de polissage sur la grille complète, alors que le reste du calcul travaille sur une grille allégée.
Quand y toucher
Au cas par cas, en comparant : sur les exemples de référence, l'option améliore le RMS partout mais dégrade les dépassements dans les pièces à creux marqués.

Itérations d'affinage

Défaut 100 · 10 à 500 · grisé tant que Refinement est décoché

Ce qu'il fait
Fixe le nombre d'itérations de la passe finale de polissage.
À savoir
Ce curseur est indenté sous Refinement : sans la passe, le nombre d'itérations ne sert à rien.

Groupe Expert (replié par défaut)

Ce groupe est fermé au démarrage, et c'est voulu. Les défauts sont ceux avec lesquels RCH est validé. Ouvrez-le si vous savez ce que vous cherchez, pas pour explorer.

Les réglages profonds du moteur.
Réglage Défaut Plage
Passes d'optimisation 20 1 à 20
Conserver le signe du gain 0,5 0,1 à 2
Exclure les creux étroits 6 2 à 15
Poids de la pénalité de dépassement 3 0 à 10
Seuil de réduction des dépassements (dB) 1,5 0,1 à 6

Passes d'optimisation

Défaut 20 · 1 à 20

Ce qu'il fait
Plafonne le nombre de passes de la boucle nettoyage + réoptimisation d'ensemble. Ce n'est pas un nombre de passes par filtre.
Quand y toucher
Jamais, en pratique : la boucle s'arrête d'elle-même dès qu'une passe n'a plus rien à retirer, ce qui arrive presque toujours dès la première. Augmenter cette valeur ne change en général ni le résultat ni le temps de calcul.

Conserver le signe du gain

Défaut 0,5 · 0,1 à 2

Ce qu'il fait
Fixe le seuil, en dB, à partir duquel le signe d'un filtre est verrouillé : au-delà, un filtre qui atténue ne peut plus devenir un filtre qui amplifie, et inversement. Cela évite qu'un filtre hésite entre les deux pendant l'optimisation.
Quand y toucher
Valeur basse = verrouillage plus rapide, comportement plus stable. Valeur haute = plus de liberté laissée à l'optimiseur.

Exclure les creux étroits

Défaut 6 · 2 à 15

Ce qu'il fait
Fixe la profondeur, en dB sous la cible, à partir de laquelle un creux est déclaré non corrigeable et exclu du calcul.
Quand y toucher
La plupart des creux profonds viennent d'annulations acoustiques entre le son direct et une réflexion : les combler demanderait une énergie énorme pour un résultat nul, voire dangereux pour le matériel. Valeur élevée = RCH tente de corriger davantage de creux ; valeur basse = il en ignore plus.

Poids de la pénalité de dépassement

Défaut 3 · 0 à 10

Ce qu'il fait
Un overshoot est un dépassement de la courbe cible : la correction fait passer la réponse au-dessus de la cible, ce qui s'entend souvent plus qu'un creux. Ce curseur décourage l'optimiseur de produire de tels dépassements, au-delà de 1 dB.
Quand y toucher
Plus le poids est élevé, plus l'optimiseur évite les dépassements, quitte à être moins précis ailleurs.

Seuil de réduction des dépassements (dB)

Défaut 1,5 · 0,1 à 6

Ce qu'il fait
Le même sujet, traité autrement : une fois les filtres calculés, tout dépassement de la cible supérieur à ce seuil est corrigé en baissant le filtre de boost responsable. C'est aussi le seuil au-delà duquel le rapport affiche un avertissement.
À savoir
Poids de la pénalité de dépassement prévient pendant le calcul ; ce seuil-ci répare après.

Rétablir les valeurs par défaut

Bouton · pas un réglage

Ce qu'il fait
Remet tous les paramètres AutoEQ à leurs valeurs par défaut. C'est le bon réflexe si vous vous êtes perdu dans les réglages.

Lire le résultat

À la fin de chaque canal, RCH écrit une phrase dans le journal. Elle commence par le nom du canal et dit si la correction est saine, utilisable avec réserves, ou refusée — avec ses motifs, et le geste qui répond. Trois cas :

  • « correction saine, rien à signaler » : les filtres sont écrits dans REW, il n'y a rien à faire.
  • « correction utilisable, mais… » : résultat utilisable, qui mérite un coup d'œil. Le plus souvent : un filtre au Q élevé (au-delà de 8 dans le grave, de 10 ailleurs), un boost au-dessus de 3 kHz, un dépassement de cible résiduel, une amélioration inférieure à 10 %, ou un boost cumulé au-dessus de votre limite globale. Les filtres sont écrits ; regardez la réponse corrigée avant d'aller plus loin.
  • « correction refusée » : la correction éloigne la réponse de la cible au lieu de l'en rapprocher. La phrase donne l'écart avant et après, et RCH ne pose pas les filtres : le canal reste sans correction. Les autres enceintes sont traitées quand même — le résumé de fin nomme l'enceinte refusée et son motif, et le bandeau compte les refus à part des canaux générés. Un plafond de sécurité (Q supérieur à 10 dans le grave, à 12 ailleurs), lui, ne refuse rien : la phrase dit alors « correction écrite, mais… », les filtres sont dans REW, et c'est à vous de trancher.

Un refus n'est presque jamais un problème de réglage : c'est le signe que la mesure demande quelque chose d'impossible. Allez voir du côté de la mesure elle-même (position du micro, moyennage), de la courbe cible, ou de la plage de fréquence.

Comment régler sans se perdre

Vous débutez, ou vous voulez un résultat fiable : ne touchez à rien. Les défauts sont conçus pour ça. Réglez seulement la plage de fréquence si vous avez une raison précise de le faire.

Vous cherchez la meilleure qualité possible : cochez Beat-REW optimization — ce qui active du même coup Reduce & repair et Critical band refinement —, gardez Candidate placement, et essayez Refinement en comparant avant et après. Le calcul sera nettement plus long.

Vous voulez protéger votre matériel : gardez Aucun boost sous à 50 Hz et baissez Boost maximal par filtre — jusqu'à 0 dB pour travailler en atténuation seule.

Vous trouvez la correction artificielle à l'écoute : c'est typiquement un excès de filtres étroits. Réglez Q maximal dans l'aigu vers 2 ou 3, baissez Exclure les creux étroits pour que RCH ignore plus de creux, et vérifiez que vous ne corrigez pas trop haut en fréquence.

Vous voulez une correction plus simple : baissez Nombre de filtres, augmentez Tolérance autour de la cible pour ne traiter que les gros défauts, et augmentez Gain minimal des filtres.

Gardez en tête le principe qui vaut pour tout RCH : c'est le cumul de la mesure corrigée et de votre chaîne réelle qui doit suivre la cible. La sur-correction est l'erreur la plus fréquente.

Caissons et MSO

Cette section rassemble tout ce qui touche aux caissons : le niveau commun que RCH ajoute aux caissons, les pièges des mesures faites dans REW, le passe-bas LFE de l'ampli, l'alignement des caissons entre eux et ses filtres par caisson, les courbes prédites, MSO, et les deux cas particuliers des fichiers ADY et du balayage mutualisé. Le parcours, lui, traite les caissons aux étapes 6 et 7.

Niveau des caissons : ne compensez plus à la main

Quand l'ampli règle lui-même ses caissons, il ajoute à chacun un niveau commun qui dépend du nombre de caissons déclarés dans son menu. Ce niveau n'apparaît pas dans les réponses impulsionnelles : RCH l'ajoute aux trims des caissons, avec la valeur de votre configuration. Un RCH Bridge récent la donne ; sinon, RCH la calcule lui-même à partir de ce que l'ampli déclare. Cela vaut pour toutes les provenances : assistant de mesure du bridge, fichier ADY, fichier MQX ou projet Dirac Live. Le journal donne la valeur appliquée à chaque import.

Quand ce niveau n'est pas connu pour votre configuration (mode de caissons Directional, configuration pas encore mesurée), RCH n'ajoute rien et le journal le dit. Après le transfert, comparez alors le niveau des caissons à celui des enceintes, et remontez-les dans le menu de l'ampli s'ils jouent trop bas.

Conséquence pratique : n'ajoutez pas de gain aux caissons dans le menu de l'ampli, et ne remontez pas le sub trim gain à la main parce que Align SPL place les caissons sous la cible, sauf dans le cas ci-dessus : la correction ferait doublon et les caissons joueraient trop fort. Les versions précédentes de RCH ajoutaient 10 dB à tous les caissons, quel que soit leur nombre : cette valeur ne valait que pour quatre caissons. Si vous aviez baissé vos caissons à la main pour compenser, remettez-les à leur valeur normale. Une calibration calculée avec une version précédente garde ses trims : réimportez votre fichier de mesures (ADY, MQX, projet Dirac Live) ou refaites les mesures de l'assistant pour appliquer le niveau de votre configuration.

Si un trim de caisson dépasse la limite de +/-12 dB de l'ampli, RCH vous en avertit : il faut alors ajuster le bouton de gain du caisson lui-même et remesurer.

Mesures de caisson faites dans REW

Si les mesures de caisson ont été faites manuellement dans REW via le canal LFE, le filtre passe-bas du LFE de l'AVR peut biaiser la courbe. Dans ce cas seulement, dépliez la carte « Compenser le passe-bas de l'ampli (facultatif) » dans Outils des caissons et utilisez Compenser le filtre pour annuler cet effet.

Si vos mesures viennent de l'assistant de mesure ou de l'application Audyssey, cette étape n'est en général pas nécessaire.

Si vous mesurez via le chemin LFE de l'AVR, régler LPF for LFE à sa valeur la plus haute pendant la campagne de mesures simplifie généralement la compensation ensuite.

Compenser le passe-bas de l'ampli

Flux de travail recommandé pour les caissons

  1. Ajustez Gain supplémentaire si vous voulez remonter ou descendre la courbe brute.
  2. Réglez Boost maximal par filtre et Boost cumulé maximal selon votre marge de sécurité.
  3. Si vous avez plusieurs caissons, utilisez Align Sub pour aligner les subs entre eux. Avec la case d'optimisation jointe, le même passage calcule aussi des filtres par sub (voir plus bas). Align SPL n'est pas un préalable : si les bandes passantes des subs n'ont pas encore été analysées, Align Sub fait l'analyse lui-même (même méthode que la vérification de niveau), sans toucher aux niveaux.
  4. La carte Vérification du niveau des caissons, active à partir de deux caissons, affiche pour chaque caisson son niveau et l'écart avec le caisson de référence (celui qui arrive le plus tôt) : elle compare les caissons entre eux, donc le bouton Vérifier les niveaux reste grisé tant qu'il n'y en a qu'un. Le niveau est un Niveau pondéré (dB SPL) pondéré par le domaine de raccord, mesuré sur la réponse brute sans lissage : chaque fréquence compte pour la part des crossovers que votre ampli peut proposer où le caisson y travaille encore, et au-delà de 250 Hz — le raccord le plus haut possible — elle ne pèse plus rien. La colonne Bande, elle, ne fait que décrire la forme de la mesure : un caisson qui monte jusqu'à 1 ou 2 kHz, comme beaucoup de caissons DIY, y est signalé comme large bande, et cela ne l'écarte pas de la comparaison. Un écart au-delà de 0,5 dB (le pas de trim des amplis) est mis en évidence. La vérification n'écrit rien ; chaque ligne porte un bouton Ajuster au niveau de référence qui écrit l'opposé de l'écart détecté dans le trim de ce caisson (valeur exacte, portée aux autres positions), puis relance la vérification : la ligne doit retomber près de 0.
  5. Utilisez Equalize Sub pour calculer les filtres d'égalisation.
  6. Utilisez Preview Sub pour afficher la réponse prévisionnelle résultante.
Outils de gestion des caissons

Gain supplémentaire ne change pas directement le niveau final envoyé à l'AVR. Ce réglage déplace surtout la courbe de travail du sub par rapport à la cible pour faciliter l'optimisation. Boost maximal par filtre et Boost cumulé maximal définissent le gain positif maximum que l'algorithme peut utiliser.

Avec un seul caisson, concentrez-vous sur Equalize Sub puis Preview Sub. Align Sub et Vérifier les niveaux sont alors sans objet : les deux comparent des caissons entre eux, et RCH les grise tant que la session ne porte pas au moins deux mesures de caisson.

À partir de 3 caissons, la case Best-of-orders relance la recherche séquentielle sur plusieurs ordres de traitement des caissons (jusqu'à 4) et n'adopte un ordre alternatif que s'il n'abîme pas le juge à cible plate au-delà du bruit de mesure (0,05 dB, seuil calibré au banc) — l'ordre naturel reste toujours candidat, le score ne régresse jamais. Coût : jusqu'à 4 fois le temps de recherche. En dessous de 3 caissons la case est sans objet (un seul ordre effectif) et le dit.

Optimiser aussi les filtres de chaque caisson

Avec plusieurs caissons, la case "Optimiser aussi les filtres de chaque caisson" change ce que calcule Align Sub. Elle est cochée par défaut, comme celle des filtres passe-tout, qui entrent alors dans le même calcul ; décochez-la pour revenir à l'alignement suivi d'une EQ commune. Au lieu d'aligner d'abord les subs puis de copier une même EQ commune sur chacun, l'optimiseur joint cherche en même temps les délais, les polarités, les niveaux par sub et jusqu'à trois filtres par sub, directement contre votre courbe cible — le même principe qu'un projet MSO, mais intégré à RCH.

Pourquoi c'est important : une EQ commune appliquée à tous les subs ne peut pas modifier la façon dont les subs interfèrent entre eux. Un filtre appliqué à un seul sub peut supprimer une contribution destructive à la source, ce qui suit généralement beaucoup mieux la cible dans la zone modale.

  • La recherche prend typiquement moins d'une minute sur un PC récent, quelques minutes sur un portable modeste ; un indicateur de progression à côté du bouton affiche la phase en cours et le pourcentage.
  • Boost maximal par filtre et Boost cumulé maximal sont respectés par les filtres par sub, exactement comme pour l'EQ commune.
  • Les ajustements de niveau par sub sont en atténuation seule : l'optimiseur rééquilibre les subs, il ne les gonfle jamais au-delà de leur capacité réelle.
  • Chaque exécution repart d'un état propre : filtres, inversions, délais et ajustements appliqués par une exécution précédente sont d'abord remis à zéro. Vos propres réglages manuels de niveau sont conservés. Vous pouvez donc relancer l'optimisation autant de fois que vous voulez.
  • Les filtres par sub sont écrits dans les premiers emplacements de filtre de chaque sub en filtres manuels (non Auto), pour que les étapes suivantes ne les écrasent jamais.

Dans ce mode, "Autoriser les filtres all-pass (plus lent)" autorise l'optimiseur à placer aussi un filtre all-pass par sub. Un all-pass tourne la phase localement sans toucher au niveau : c'est le seul levier capable de transformer une contribution destructive en contribution constructive au lieu de la couper. Il aide quand un creux d'annulation résiste aux délais, polarités et filtres ; l'optimiseur abandonne de lui-même les all-pass qui ne rapportent rien. En cas de doute, lancez l'optimisation une fois avec et une fois sans la case, puis comparez les courbes prédites.

Sans la case d'optimisation jointe, Align Sub garde son comportement historique : alignement seul, la case all-pass aidant alors la recherche d'alignement quand elle est cochée.

Courbes prédite et théorique

RCH maintient un caisson virtuel par position d'écoute. La mesure nommée "LFE predicted_P1" est la somme prédite de tous les subs avec leurs réglages actuels, recalculée à chaque action sur les subs — pour la position travaillée. Après Align Sub, une seconde mesure nommée "LFE Max Sum Theo_P1" montre le plafond théorique : la somme que vous obtiendriez si chaque sub arrivait parfaitement en phase à la position d'écoute.

Ce que cette mesure représente exactement : le signal LFE que l'ampli sortira, à une différence près, assumée — le passe-bas "LPF for LFE" (LPF for LFE), que l'ampli applique réellement, n'y est pas appliqué ici, parce que sa valeur n'est pas encore choisie à ce stade du workflow. Elle se détermine à la finalisation, avec Find Best LFE Low-Pass.

Chaque somme apparaît dans le tableau comme une ligne à part entière, avec sa vignette de réponse, juste sous le dernier caisson de sa position : elle reste visible même quand la case Display only Selected est cochée. La première colonne porte l'étiquette Somme LFE à la place de la position, la colonne Canal nomme le signal (LFE), la colonne Crossover rappelle qu'aucun passe-bas LFE n'est appliqué, et la ligne indique la date du calcul. Aucune commande de ligne ne s'y applique et rien n'y part vers l'ampli : c'est un résultat de calcul, pas une mesure. Les sommes dont aucun caisson n'est affiché (une autre position) sont regroupées en fin de tableau.

Un badge Périmé apparaît quand la base des caissons a changé après le calcul de cette somme et que sa position n'a pas été recalculée depuis. C'est le cas des positions que vous n'êtes pas en train de travailler : Align Sub, Equalize Sub et la remise à zéro des réglages ne recalculent que la position sélectionnée, alors que Preview Sub les recalcule toutes — après lui, plus aucune somme n'est marquée. Rien n'est conservé d'une session à l'autre : après un rechargement, aucune somme n'est marquée tant qu'une nouvelle action n'a pas touché les caissons.

Comparer les deux courbes indique quelle part du maximum théorique l'alignement actuel capture réellement. Une courbe prédite proche de la référence Theo signifie que le travail d'alignement est terminé ; un écart persistant et localisé en fréquence signale généralement un creux d'interférence à attaquer avec l'optimisation jointe ou l'option all-pass.

Equalize Sub après l'optimisation

Equalize Sub calcule l'EQ commune sur la somme prédite et la distribue à chaque sub. Les filtres par sub trouvés par l'optimisation jointe, ainsi que les all-pass, sont préservés : les filtres communs sont rangés dans les emplacements restés libres sur tous les subs. C'est l'étape de finition recommandée quand les filtres par sub ne suffisent pas à suivre la cible de près.

L'étape peut être relancée sans risque : chaque passage recalcule l'EQ depuis la base de l'optimiseur au lieu de s'empiler sur le résultat précédent, donc deux exécutions donnent le même résultat.

Le réglage "Gain minimal des filtres" est appliqué partout : les filtres calculés sous le seuil sont écartés pour que des corrections quasi nulles ne gaspillent pas d'emplacements de filtre.

MSO

Si vous travaillez avec plusieurs caissons et MSO, RCH sait exporter les mesures de sub au bon format pour initialiser un projet MSO, puis réimporter dans REW un export Equalizer APO provenant de MSO.

Ce bloc n'apparaît que dans les configurations multi-sub et suppose que REW soit connecté et que les mesures portent les bons noms. L'export ne porte que les prises : MSO travaille sur les positions d'écoute mesurées, pas sur les moyennes. Pour exporter, conservez les mesures en créant les moyennes.

Principe simple :
1. Exporter les mesures de subs depuis RCH
2. Travailler dans MSO
3. Exporter depuis MSO au format Equalizer APO
4. Importer ce fichier texte dans RCH

Le menu d'export MSO à utiliser pour ce flux est illustré ci-dessous. Cliquez sur la miniature pour voir l'image en taille complète.

Emplacement du menu d'export MSO
Export MSO vers un format exploitable pour le réimport dans RCH.

Si vous devez terminer l'import à la main dans REW, utilisez la fenêtre EQ avec le fichier texte généré pour ce projet.

Emplacement de l'import EQ dans REW
Point d'entrée de l'import manuel dans la fenêtre EQ de REW.

Cas particulier des mesures ADY avec plusieurs subs

Pour des mesures importées d'un fichier ADY avec plusieurs caissons, le mode directional bass est important : sans lui, le fichier peut ne pas contenir de mesures individuelles de sub suffisamment exploitables pour un vrai travail multi-sub.

Un tel fichier s'importe quand même : RCH ne refuse jamais un import sur la seule foi du fichier. Si les conditions de mesure que le fichier déclare (mode subwoofer, nombre de caissons) ne correspondent pas à la configuration d'ampli chargée, RCH l'écrit en avertissement dans le journal et l'import se poursuit — à vous de juger si ces mesures restent pertinentes pour l'ampli en place.

RCH ne change jamais le mode subwoofer de l'ampli : le transfert le laisse dans le mode où il se trouve. Choisissez donc le mode voulu dans le menu de l'ampli avant de mesurer (une bascule automatique Directional / Standard pilotée par RCH provoquait un bug sur l'ampli réel, elle a été retirée).

Balayage mutualisé : un seul caisson mesuré pour plusieurs déclarés

Vous n'avez pas à deviner de quoi votre ampli est capable. Ce qui compte est ce que RCH a effectivement reçu : une mesure par caisson, ou une seule pour tous. Certains amplis balaient les caissons un par un même en mode Standard, d'autres seulement en mode Directional bass, d'autres jamais — et le fichier de mesures, lui, ne décide de rien. RCH vous dit dans quel cas vous êtes.

Si la note Votre ampli ne rend qu'une réponse combinée pour ses caissons apparaît sous les outils de caisson, tous les caissons ont été mesurés ensemble en un seul sweep. RCH n'a alors qu'une seule mesure de caisson : Align Sub et la carte Vérification du niveau des caissons restent indisponibles, et la calibration de cette mesure unique s'applique à chacun des caissons déclarés. Rien n'est en panne et aucune étape n'a été oubliée : c'est l'équivalent du comportement officiel. Quand l'ampli a malgré tout résolu ses caissons séparément de son côté, la carte Vérification du niveau des caissons affiche les niveaux qu'il rapporte pour chacun : ils sont là pour information, RCH ne les calcule pas et ne les applique pas.

Une génération d'amplis fait exception et RCH s'y tait : ceux qui ne déclarent pas leur configuration de caissons (AVR-X4300H, AVR-X4400H, AVC-X4700H). Sur ceux-là, deux balayages identiques du même caisson, à la suite, ne rendent pas les mêmes chiffres — jusqu'à 9 cm d'écart sur une distance et un demi-décibel sur un niveau. Ce ne sont pas des mesures, c'est du bruit, et RCH préfère ne rien afficher plutôt que d'imprimer un chiffre qui donnerait envie de corriger quelque chose. Ces amplis n'y perdent d'ailleurs rien : avec une version récente du RCH Bridge, ils balaient désormais chaque caisson pour de vrai, et c'est très largement mieux.

Si un conseil de bascule en mode Directional bass s'affiche à côté de cette note, c'est que votre ampli propose ce mode et qu'il n'a pas balayé vos caissons séparément dans son mode actuel : basculez-le dans le menu de l'ampli, puis remesurez. Une contrepartie à connaître : le mode fait partie de l'état d'ampli pour lequel une session est calibrée, donc une session exportée en Standard est refusée à l'import tant que l'ampli est en Directional, et réciproquement. Si ce conseil ne s'affiche pas, c'est que RCH n'a pas identifié de bascule utile sur votre ampli — la note, elle, reste vraie.

Le balayage mutualisé ne change rien au réglage de niveau, qui reste caisson par caisson : quand l'ampli le propose, l'interface affiche un bouton par caisson déclaré avant la position 1, et seul le caisson en cours de réglage émet du son. Les autres façons d'obtenir une mesure par caisson restent ouvertes : refaire la session Audyssey en mode Directional bass, ou mesurer chaque caisson à la main dans REW.

Ces notes sont conservées avec votre travail : elles réapparaissent après un rechargement de page et voyagent dans le fichier de session, pour que la personne qui reçoit une calibration sache qu'elle vient d'un balayage mutualisé.

Deux caissons ont rendu la même réponse

C'est la situation inverse de celle du dessus, et il ne faut pas les confondre. Ici votre ampli a bien balayé chaque caisson séparément, mais deux des réponses qu'il a rendues sont identiques. RCH vous le dit sous les outils de caisson : RCH a reçu des réponses identiques pour SW1 + SW2.

Rien n'est bloqué et votre calibration fonctionne. Ce que la note signale est que ces deux mesures décrivent très probablement un seul caisson : l'alignement entre ces deux-là n'a alors rien de réel sur quoi travailler, et le corriger revient à corriger deux fois le même haut-parleur. Cette note est conservée avec votre travail, comme les précédentes, parce qu'elle se lit surtout après la campagne, en regardant les mesures.

Si vos deux caissons sont bien distincts — placements différents, modèles différents — alors c'est votre ampli qui n'a pas honoré la demande, et c'est un cas que personne n'a encore observé. Exportez votre session et signalez-le : ce fichier porte le plan de canaux, l'état de l'ampli et les mesures, c'est-à-dire exactement ce qu'il faut pour étudier le cas.

Le rapport de polarité et les aperçus, en détail

Ce qui suit décrit ce que la carte Rapport de polarité publie, comment ses deux chiffres se lisent, et quand une ligne cesse de valoir. L'étape 9 du parcours dit quoi cliquer et quoi regarder ; cette section-ci dit ce que les nombres signifient.

Ce chiffre dit de combien l'enceinte et les caissons s'ajoutent dans la zone où ils se partagent le travail — et, quand il est négatif, de combien ils s'y annulent au lieu de s'additionner. Plus il est grand, meilleur est le raccord : le maximum est +3 dB, atteint quand les deux voies arrivent parfaitement d'accord. Ne confondez pas ce gain avec la colonne Écart au raccord (dB) du tableau : elle mesure autre chose et se lit dans l'autre sens, c'est la plus petite valeur qui y est la meilleure.

Les deux chiffres sont mesurés au crossover en vigueur sur ce canal, affiché en tête de ligne — c'est le même point pour les deux polarités, et c'est ce qui les rend comparables ; le crossover changeant d'un canal à l'autre, deux lignes ne se comparent pas sans lui. Le plus grand des deux gains est le meilleur raccord : c'est celui que RCH retient, et il s'affiche en vert. Vient ensuite la décision (conforme, préférerait cette enceinte inversée, signale sans décider). Quand la distance entre les deux chiffres ne franchit pas le bruit de la mesure, aucun des deux ne passe au vert et les deux portent un « ≈ » : RCH signale sans décider. Le seuil de bruit lui-même, avec la distance mesurée, est écrit au journal.

Cette carte ne propose aucun bouton : il n'y a rien à appliquer canal par canal. Repliée, son en-tête résume le nombre de canaux mesurés et le verdict du caisson. Ce rapport est le résultat d'une exécution, pas un état de votre session : il n'est pas enregistré et il redit « non exécuté » après un rechargement. La même table est écrite au journal, entre les bornes de l'opération : c'est elle qui reste après un rechargement et qui part dans l'export des logs.

En cours de session, la péremption est CIBLÉE, ligne par ligne : chaque ligne ne vaut que pour l'état des réglages qui ont fabriqué SA sommation — son enceinte, le crossover de son groupe, les caissons de sa position, et les filtres de tout ce petit monde. Dès qu'un de ceux-là bouge, cette ligne-là est vidée et affiche « non évalué » ; les autres gardent leur verdict, qui reste vrai. Relancez le contrôle pour la remplir à nouveau. Attention : une modification côté CAISSON (niveau, inversion, délai, égalisation, optimiseur) vide TOUTES les lignes, et ce n'est pas un excès de zèle — la carte ne montre qu'une position à la fois, et toutes ses lignes jugent la MÊME somme de caissons. L'en-tête de la carte, lui, dit alors le verdict des lignes encore valides et combien ne le sont plus ; quand plus aucune ligne n'est évaluée, il le dit en toutes lettres — à ne pas confondre avec « critère indisponible », qui signale une mesure que l'outil n'a pas pu juger et appelle un tout autre examen.

Note sur le raccord : le bass management de l'ampli est asymétrique — il applique un passe-bas LR24 au sub mais seulement un passe-haut BW12 à l'enceinte, en pariant que la décroissance naturelle de l'enceinte complète ce BW12 — or l'égalisation a justement aplani cette décroissance, ce qui ferait dépasser la cible d'environ 2 dB autour du crossover. RCH corrige cela d'office : un second BW12 est intégré aux filtres transférés de chaque enceinte avec bass management, si bien que le raccord réel devient symétrique LR24|LR24, en phase à toutes les fréquences. Les previews et Find Best LFE Low-Pass simulent cette chaîne complète : ce que montre la preview est ce qui sortira de l'ampli. La mesure d'alignement temporel Check travaille, elle, sur les courbes égalisées brutes — la paire LR24|LR24 étant en phase à toutes les fréquences, elle n'invalide pas cette mesure. Find Sub Alignment travaille aussi sur les courbes égalisées, sans aucun filtre de raccord : sa meilleure somme sur toute la bande ne garantit pas la meilleure somme une fois raccordée, et ce sont les previews qui le montrent. Find Best Crossover, lui, simule ce raccord LR24|LR24 pour chaque fréquence candidate : c'est précisément parce que ce raccord est neutre qu'il peut se contenter de comparer à la cible la réponse qui en résulte. Point à surveiller dans les previews : sous le crossover, là où l'enceinte décroît naturellement sans que l'égalisation ait pu compenser, le second BW12 accentue légèrement les creux — c'est la zone où les subs dominent, et un crossover bien choisi (Find Best Crossover) évite les cas défavorables.

Bilan acoustique

Vignette de la colonne Réponse et boutons de son en-tête · un constat, jamais un verrou

Le bilan acoustique lit vos mesures et dit ce qu'elles valent : une note par mesure, le détail critère par critère, et une liste de gestes classés par urgence. Il ne touche à rien — ni vos mesures, ni vos filtres, ni le projet ouvert dans REW. Il s'ouvre d'un clic sur la vignette de réponse d'une mesure, dans la colonne Réponse du tableau : la fenêtre qui paraît montre d'abord cette vignette en grand, puis les critères un par un. Les deux boutons de l'en-tête de cette même colonne, Évaluer les mesures et Comparer avant / après, notent d'un coup toutes les mesures de la position affichée. Le tableau, lui, ne porte ni colonne ni note : il n'y a rien d'autre à ouvrir.

Ce que le bilan mesure, et sur quoi

Évaluer les mesures, comme l'ouverture d'une vignette, lit la mesure telle qu'elle est : pour une enceinte, la mesure elle-même, avant toute correction — la moyenne des positions si vous en avez fait une ; pour les caissons, la projection « LFE predicted » de leur position, seule, filtres compris. Chaque ligne reçoit une note de A à D, le détail de ses critères — dix-huit pour une enceinte, cinq pour la ligne LFE —, et les gestes qui en découlent.

La note se lit dans la fenêtre du bilan, et nulle part ailleurs : cliquez la vignette de la ligne pour l'ouvrir. Vous n'êtes pas obligé de tout noter d'un coup — les deux boutons de l'en-tête Réponse traitent toutes les mesures de la position affichée, une ouverture n'en note qu'une, en une seconde environ.

Les caissons font exception. La vignette d'un caisson n'ouvre que sa vue de réponse — sa mesure, sa corrigée et la cible — sans note et sans critère : l'IR d'un caisson seul n'est pas ce que l'ampli sortira. Le bilan des caissons est celui de leur projection, et il se lit sur la ligne « LFE predicted » de leur position : ouvrez sa vignette. Ce bilan s'ouvre comme celui d'une mesure évaluée seule — une lettre, ni bascule ni verdict —, et Évaluer les mesures comme Comparer avant / après notent cette ligne. Sans projection à une position, il n'y a pas de ligne LFE pour cette position.

La ligne LFE ne porte que cinq critères : l'écart à la cible (20-200 Hz), les creux non corrigeables, l'extension dans le grave, le retard dans le grave et le rapport signal sur bruit. Les autres lisent une bande qu'un caisson ne reproduit pas — la pente sur 100 Hz-10 kHz, le médium, les réflexions sur 200 Hz-5 kHz —, rapportent le grave au médium de la même mesure — la décroissance du grave, la traîne modale — ou jugent le raccord d'une enceinte : ils ne paraissent pas sur la ligne LFE, et sa note ne compte que les cinq.

Comparer avant / après donne son après à chaque ligne qui a un aperçu. Chaque aperçu — les mesures « final … » créées depuis la colonne Aperçu à l'étape 9 — est rapproché de sa mesure d'origine par son titre ; la ligne LFE, elle, reste notée seule (voir La comparaison avant / après). Les deux côtés passent par le même calcul, la même fenêtre et le même lissage ; la courbe cible est lue une seule fois, sur l'avant, et reprise telle quelle sur l'après. Sans cela, on comparerait deux lectures différentes plutôt que deux états du système.

Ce que le bilan n'est pas : ni une étape du parcours, ni un verrou. Aucune action n'est grisée à cause de lui, aucun résultat n'est refusé, et il n'écrit rien dans REW. Il n'est pas non plus conservé : rechargez la page et chaque bilan se recalcule à sa première ouverture.

Toutes les grandeurs sont calculées par RCH depuis la réponse impulsionnelle lue dans REW. REW sert à vérifier ces calculs, il n'en est pas la source : la lecture est donc la même avant et après, et la même d'une exécution à l'autre.

La réponse — ce que la courbe montre :

  • Écart à la cible : distance quadratique moyenne entre la réponse lissée et la courbe cible, calculée séparément dans le grave (20-200 Hz), le médium (200 Hz-2 kHz) et l'aigu (2-16 kHz). La note vient du médium pour une enceinte, du grave pour les caissons ; le pire point et sa fréquence sont donnés à côté. Sans courbe cible lisible dans REW, ce critère et la pente restent non notés.
  • Creux non corrigeables : compte des creux que l'égalisation ne peut pas combler. Un creux compte s'il est étroit, profond de plus de 10 dB par rapport à la tendance locale de la courbe, et présent à toutes les positions mesurées. Les creux larges, eux, se corrigent et ne comptent pas.
  • Extension dans le grave : fréquence à laquelle la réponse est descendue de 10 dB. Sans objet pour une enceinte raccordée aux caissons — son grave ne lui appartient plus : le critère le dit au lieu de la pénaliser.
  • Pente générale : écart entre la pente de la réponse de 100 Hz à 10 kHz et celle de la cible, en décibels par octave. Une pièce trop mate ou une cible mal choisie se voient ici avant de s'entendre.
  • Symétrie de la paire : distance au canal symétrique dans le médium, chaque canal à son niveau — un canal qui joue plus fort que l'autre s'en écarte d'autant. Un canal sans symétrique — le centre — reste non noté.
  • Cohérence entre positions : dispersion des réponses d'un même canal d'une position d'écoute à l'autre. Il faut au moins trois positions ; le critère signale aussi la position qui s'écarte nettement des autres.

Le temps — ce que la pièce ajoute après le son direct :

  • Décroissance dans le médium : temps de décroissance moyen entre 500 Hz et 2 kHz. C'est la seule grandeur de temps qui se compare à une norme de pièce d'écoute, et seulement dans cette bande.
  • Décroissance du grave : décroissance sous 200 Hz rapportée à celle du médium. Au-dessus de 1, le grave traîne plus que le reste ; c'est un rapport, pas un temps, justement parce que le temps absolu ne veut rien dire dans le grave.
  • Traîne modale : même lecture, bande de tiers d'octave par bande de tiers d'octave entre 25 et 200 Hz, pour la bande la plus traînante. C'est le chiffre qui remplace la lecture d'un spectrogramme : il dit quelle bande sonne longtemps, et de combien.
  • Clarté (C50) : énergie des cinquante premières millisecondes rapportée à tout ce qui suit. Les bandes où le signal ne dépasse pas le bruit de fond d'au moins 30 dB sont écartées ; s'il n'en reste pas assez, le critère se dit peu fiable plutôt que de donner un chiffre.
  • Réflexions précoces : retours nets entre une demi-milliseconde et vingt millisecondes après l'arrivée, cherchés entre 200 Hz et 5 kHz. La note porte sur le plus fort des quinze premières millisecondes. Les retours plus proches que 1,5 ms sont rapportés à part : ils viennent de l'enceinte elle-même, pas d'une paroi. Un canal dont la bande utile ne couvre pas 200 Hz-5 kHz reste non noté.

La phase — qui arrive quand :

  • Retard audible : retard de groupe en excès du son direct, lu sur les huit premières millisecondes et rapporté au seuil à partir duquel l'oreille l'entend, seuil qui dépend de la fréquence. La note porte sur ce rapport, pas sur un nombre de millisecondes.
  • Retard dans le grave : même excès dans le grave, rapporté cette fois à la durée d'une période de l'onde à cette fréquence.
  • Retard au raccord : moyenne de ce même excès autour de la fréquence de coupure, d'une octave en dessous à une octave au-dessus, comparée à une période à cette fréquence. Il n'existe que du côté « après » : avant correction, il n'y a pas encore de raccord à juger.
  • Polarité absolue : signe de la première arrivée. C'est un constat, jamais une note : la décision de polarité est globale et se prend au rapport de polarité.

La prise elle-même, et le raccord :

  • Rapport signal sur bruit : écart entre le pic de la mesure et son bruit de fond. Il ne pèse pas dans la moyenne, il plafonne : une mesure bruitée ne peut pas rendre une bonne note, quels que soient les autres critères. Il se lit dans le silence qui précède l'impulsion, tel que la mesure le garde — 10 ms suffisent, à 5 ms de l'arrivée. Le cadre que REW ajoute autour d'une mesure importée n'est pas du silence : le bruit se lit dans ce que la mesure porte, jamais dans ce cadre. Quand il en manque, le critère ne note rien et ne plafonne rien. Un signal calculé n'a pas de bruit de fond à lui : un aperçu reprend le rapport de sa mesure brute, et la ligne LFE lit le sien sur la somme des mesures de ses caissons, au moins 50 ms avant leur arrivée — des caissons mesurés par l'ampli ne gardent pas ce silence, et le critère dit combien ils en gardent.
  • Addition enceinte–caissons et Écart à la cible au raccord : lus tels quels dans le rapport de polarité, jamais recalculés. Tant que ce rapport n'a pas été exécuté, les deux critères le disent.

Un critère peut rester non noté sans que rien n'aille mal : la bande dont il a besoin sort de la bande utile du canal, la fenêtre d'analyse est trop courte, il y a moins de trois positions, le canal n'a pas de symétrique — ou ce symétrique n'a rien de comparable à la même position, et c'est alors à vous de le mesurer ou de créer son aperçu —, la cible n'a pas pu être lue. Chaque fois, le bilan écrit la raison en toutes lettres. Et quand un critère est sans objet — l'extension d'une enceinte raccordée aux caissons, le bruit de fond d'une mesure d'ampli — il ne compte même pas dans le décompte des critères évalués.

Les notes

La note est une lettre, de A (la meilleure) à D, posée dans un carré de sa couleur, au code de l'étiquette nutritionnelle : vert foncé pour le A, vert pour le B, jaune pour le C, orange pour le D. La couleur et la lettre disent la même chose, et aucun mot ne les accompagne. Sans note, le carré reste vide, cerné de pointillés gris — l'absence de note, jamais une mauvaise note. Le survol du badge et le lecteur d'écran, eux, donnent l'échelle en toutes lettres : « Note B, sur une échelle de A à D ».

Il y a une note par mesure et jamais de moyenne du système : un seul chiffre cacherait le canal qui va mal.

La note se compose ainsi : chaque lettre vaut des points — A quatre, B trois, C deux, D un. Les critères sont d'abord moyennés dans leur famille, puis les familles sont pondérées : la réponse pour 40 %, le temps pour 30 %, la phase pour 15 %, le raccord pour 15 %. Une famille dont aucun critère n'a pu être évalué ne pèse pas, et son poids est partagé entre celles qui restent. Deux garde-fous s'appliquent ensuite. Le rapport signal sur bruit plafonne la note à la sienne. Et le plus mauvais des trois critères critiques — écart à la cible, réflexions précoces, retard au raccord — plafonne la note à une lettre au-dessus de la sienne : un D sur l'un d'eux tient toute la ligne à C au mieux. Le bilan nomme le critère qui a plafonné.

Quand moins de 60 % des critères d'une mesure ont pu être évalués, la note reste affichée mais le bilan dit combien de critères la portent : une note assise sur quatre critères ne vaut pas une note assise sur seize.

Le détail d'une mesure, critère par critère

Un clic sur la vignette de réponse d'une ligne — ou la touche Entrée une fois la vignette atteinte au clavier — ouvre le bilan de cette mesure : une fenêtre qui montre une carte à la fois, en grand.

La première carte est la vignette en grand. Elle porte la réponse mesurée en pleine résolution, la réponse corrigée par les filtres actuellement chargés dans REW — sans gestion des graves — et la courbe cible, sur des axes gradués, dans la même fenêtre de 35 dB et au même centre que la vignette du tableau. Elle est là pour vous situer avant d'entrer dans le détail. Elle n'est pas notée : aucune lettre ne l'accompagne. Et elle est la seule de la fenêtre à être lue dans REW pour l'affichage.

Viennent ensuite les critères, un par carte : le nom du critère, sa note, sa valeur en toutes lettres, et un tracé de ce qu'il a regardé — la partie du tracé qui a donné la note est bornée de violet et nommée, le reste est voilé. Le tracé montre ce que le critère a lu ; le badge dit ce qu'il en pense.

Les tracés sont de quatre sortes, selon ce que le critère mesure : la réponse en fréquence (les fréquences en abscisse, les décibels en ordonnée), le retard de groupe (les fréquences en abscisse, les millisecondes en ordonnée), une barre par tiers d'octave (décroissance, traîne modale, clarté) et le temps (l'enveloppe de la réponse impulsionnelle, en millisecondes ou en secondes). Sous chaque tracé, une légende d'une ligne ne nomme que les courbes réellement dessinées — la mesurée (la projection, sur la ligne LFE), la cible, le canal apparié, les positions, l'après — et, en comparaison, l'entrée de la mesure d'origine, qui la montre ou la masque d'un clic. Le barème du critère est rappelé avec sa source : ce sont les bornes qui ont donné cette note-là, pas un barème générique.

Les tracés des critères viennent des mêmes nombres que la note, jamais de la courbe affichée dans REW : même lissage, même cible, même fenêtre, même niveau (voir Écart à la cible). Ce lissage est celui du bilan, dit perceptuel : un quarante-huitième d'octave sous 100 Hz, pour garder le détail modal, qui s'élargit ensuite jusqu'au tiers d'octave au-delà de 10 kHz, là où l'oreille intègre par bandes larges. Un seul tracé est lissé pour être lu, le retard de groupe : au sixième d'octave, pondéré par l'énergie comme la note l'est par bande ; la légende le dit. Le sous-titre rappelle la position, le rôle de la mesure — mesure brute, moyenne des positions, aperçu, projection LFE — et l'heure de la lecture. Sous le tracé et sa légende, un bloc replié ouvre la rubrique du critère — ce qu'il lit et ce qui donne chaque lettre — sans quitter la fenêtre. Dessous se lit le résumé du critère : la méthode en une phrase, les bornes du barème, puis les gestes que ce critère appelle, chacun renvoyant à la page qui l'explique.

Parcourir les critères. Les chevrons se tiennent sur les flancs du tracé, à mi-hauteur, en transparence. Au-dessus du nom du critère, la rangée de repères regroupe les critères par famille, sur une seule ligne : chaque critère y est un segment de la couleur de sa note, cerné de pointillés sans note. Le segment de la carte ouverte est plus haut, et le nom de sa famille passe en gras. Une icône de courbe ouvre la rangée : c'est la vue de réponse. Un clic ouvre sa carte et conserve le focus. Les flèches gauche et droite changent de carte, Début revient à la vue de réponse, Fin va au dernier critère et Échap ferme.

La fenêtre reste en une seule colonne. Le bouton à côté de la croix l'agrandit ; le graphique adapte sa taille à la place disponible et garde ses proportions. Les bornes du barème se lisent dans le résumé du critère ; la source de chaque borne — la norme citée ou le corpus daté — se lit au pied du bloc « Comprendre ce critère et sa note », qui explique ce que le critère lit et ce qui donne chaque lettre. Déplier ce bloc ne déplace rien : son en-tête reste où il est, le tracé garde sa taille, et la documentation prend la place du résumé, avec son propre défilement. Sans recommandation automatique, la valeur et le barème restent les repères.

La fenêtre tient sans défiler dans une fenêtre de navigateur de 768 pixels de haut au moins, ce qu'offre tout écran de bureau. Plus bas — un portable dont les barres mangent la place —, la partie centrale défile sur les cartes les plus chargées, pendant que le titre et les commandes du pied restent là où ils sont. RCH n'est pas fait pour un téléphone : il lui faut le pont et REW sur la même machine.

Recalculer, au pied de la fenêtre, relit la mesure et refait le bilan sans la fermer : la carte affichée reste la même, seuls les chiffres et les lettres se remettent à jour. Passer à la comparaison ou revenir à la mesure brute conserve aussi le critère consulté, lorsqu'il existe dans les deux vues. C'est le geste à faire après avoir chargé d'autres filtres dans REW — un changement que RCH ne voit pas passer, et qui ne périme donc rien tout seul. Le bouton est grisé pendant un calcul et tant que RCH ne peut pas lire dans REW ; son infobulle dit alors ce qui manque.

Les états : une mesure encore non notée se calcule à l'ouverture de sa fenêtre, et la fenêtre dit qu'elle lit pendant ce temps-là ; si la lecture échoue, elle dit pourquoi. Une mesure dont ce qu'elle a lu a changé se recalcule de la même façon, à l'ouverture. Quand RCH ne peut pas relire — REW fermé, ou un traitement en cours — le bilan déjà calculé se montre tel quel, daté, et la fenêtre dit qu'il n'est plus à jour : Recalculer le relit dès que REW répond. Rien n'est conservé au rechargement de la page : chaque bilan se recalcule à sa première ouverture. Un critère non évalué, lui, garde son cadre, voilé en entier, et dit son motif sous son nom, à la place de la valeur — la bande dont il a besoin sort de la mesure, la fenêtre est trop courte, il manque des positions.

Quand un critère n'est pas évalué. Le motif se lit sous le nom du critère, le cadre reste voilé sans rien écrire, et une phrase du résumé dit quoi faire. Trois cas reviennent souvent. Une archive Audyssey ne garde pas le silence qui précède l'impulsion et s'arrête peu après l'arrivée : le bruit de fond n'y est pas mesurable et la décroissance n'y est pas lisible — mesurez ce canal avec REW et importez la mesure. Une enceinte raccordée aux caissons n'a plus son grave à elle : l'extension et le grave se jugent sur la ligne LFE de la position, il n'y a rien à faire. Un canal sans symétrique — le centre — ne se compare à aucune paire : rien à faire non plus. Et la note n'en souffre pas : un critère non évalué est exclu, et son poids va aux autres de sa famille.

Les critères, un par un

Dix-huit critères, répartis en cinq familles : la réponse, le temps, la phase, la prise elle-même et le raccord. Chaque rubrique dit ce que le critère lit, comment sa valeur est obtenue, ce qui donne chaque lettre avec ses bornes, quand il reste non évalué, et le geste qu'une note basse appelle. Ces mêmes rubriques se lisent sans quitter la fenêtre du bilan : sous les gestes, le bloc replié Comprendre ce critère et sa note déplie le texte du critère affiché. La rubrique qui ouvre la liste n'est pas un critère : c'est la carte sur laquelle la fenêtre s'ouvre.

La réponse mesurée et corrigée

La première carte de la fenêtre est la vignette de la ligne, en grand. Elle porte la réponse mesurée en pleine résolution, au lissage que RCH applique, la réponse corrigée par les filtres actuellement chargés dans REW — sans gestion des graves — et la courbe cible, dans la même fenêtre de 35 dB et au même centre que la vignette : ce que vous voyez en petit dans le tableau, vous le retrouvez ici en grand, aux mêmes proportions. Ces trois courbes sont lues dans REW pour l'affichage, et pour lui seul ; les critères qui suivent, eux, se lisent sur la réponse impulsionnelle. Cette carte ne reçoit donc aucune lettre.

Mesurer une bande de la réponse

Sous la réponse mesurée, le panneau Mesure de bande lit la courbe mesurée, au lissage de la vue, entre deux fréquences : la pente de sa droite de tendance en dB par octave, son écart à la droite au-dessus et au-dessous, l'écart RMS, la part de la bande qui reste dans la tolérance choisie, le maximum, le minimum et la moyenne. La droite, ses deux bornes de tolérance en pointillé et les points du minimum et du maximum se posent sur le tracé.

La bande se règle aussi à la souris, sur la courbe : glissez un bord de la bande pour le déplacer, ou glissez ailleurs pour tracer une nouvelle bande. La fréquence du bord s'affiche pendant le geste ; au lâcher, les champs De et À reprennent les bornes, à trois chiffres significatifs. Les champs restent le chemin du clavier.

La mesure n'a qu'une méthode, la plus juste : chaque octave compte autant, les bornes de la bande sont lues exactement, et la moyenne se prend en énergie. La pente ne dépend donc pas de la finesse de la mesure, et la moyenne est le niveau qu'un sonomètre lirait sur un bruit rose limité à la bande. Cochez Relative à la cible : les valeurs deviennent des écarts à la cible, et le tracé ne montre plus que la bande.

Sur une moyenne, un aperçu ou une somme prédite, que REW tient sur une grille logarithmique, la mesure rend la pente que lit REW, à un ou deux centièmes de dB par octave près, son minimum, son maximum et, sous 1 dB par octave, le même écart à la droite. Elle en diffère à dessein sur trois points. Sa moyenne compte chaque octave autant ; celle de REW compte chaque hertz : de 100 Hz à 10 kHz, l'octave de 5 à 10 kHz en fait la moitié. Sur une réponse qui descend vers l'aigu, REW lit donc plus bas, de quelques dixièmes à près de deux décibels. Un extrême au bord de la bande se lit à la borne ; REW le prend sur le point mesuré le plus proche, parfois juste hors de la bande. Au-delà de 1 dB par octave, l'écart de REW à la droite s'éloigne de celui de RCH, mesuré en dB à fréquence égale. Sur une mesure brute, REW compte chaque point mesuré, et les aigus en ont presque tous : sa pente suit surtout le haut de la bande, alors que celle de RCH ne dépend pas de la finesse de la mesure.

Une fréquence s'écrit « 1500 », « 1,5k », « 1.5 kHz » ou « 10 000 » ; « 10,000 » et « 10.000 » valent aussi 10 000 Hz. Un champ laissé vide prend la valeur indiquée en grisé. Le bloc « Étapes du calcul » dit sur quels points la mesure s'est faite : type de grille, points retenus, lissage de la courbe, bornes et méthode.

Écart à la cible

Il lit la réponse en fréquence lissée du canal et la compare à la courbe cible, dans la bande utile de la mesure. L'écart est relevé point par point, puis résumé en une distance quadratique moyenne par bande. Le médium, de 200 Hz à 2 kHz, porte la note d'une enceinte ; le grave, de 20 à 200 Hz, porte celle de la ligne LFE.

Les tracés des critères montrent la courbe à son niveau, celui de la mesure : rien ne la décale vers la cible. Une mesure qui joue 3 dB au-dessus de sa cible est tracée 3 dB au-dessus, et ces 3 dB comptent dans l'écart noté ; la première carte la montre telle que REW la lit, au même niveau. La zone comme la valeur nomment la bande réellement notée, écrêtée à la bande utile. Quand le niveau d'une mesure est indisponible, RCH ne trace pas sa réponse et ne note pas son écart : il le dit.

Pour une enceinte :

  • A : l'écart reste sous 2 dB ;
  • B : sous 3 dB ;
  • C : sous 5 dB ;
  • D : au-delà.

Pour la ligne LFE, les bornes sont 3, 5 et 8 dB : le domaine modal est plus accidenté que le médium.

Sans courbe cible lisible dans REW, ou quand la bande utile ne laisse pas assez de points, le critère reste non noté. Une note basse se reprend par la cible d'abord, par l'égalisation ensuite ; un écart concentré sur un creux étroit, lui, ne se comble pas.

Creux non corrigeables

Il cherche, sur la réponse du canal, les creux étroits et profonds : plus de 10 dB sous la tendance locale de la courbe, avec un Q supérieur à 10. La valeur notée est leur nombre. Un creux large se corrige et n'y entre pas.

  • A : aucun creux de ce type ;
  • B : 1 creux ;
  • C : 2 creux ;
  • D : 3 ou plus.

La recherche se fait dans la bande où la mesure répond, que la fenêtre montre en zone notée. Cette bande se lit sur une enveloppe de la courbe — une médiane glissante d'une octave et demie, à 6 dB sous le niveau de référence — qui ignore les creux : un creux profond au milieu du grave ne la coupe pas. Ce n'est pas l'extension à −6 et −10 dB du critère voisin. Rien n'est cherché sous 20 Hz ni au-dessus de 20 kHz, et un creux coupé par le bord de la bande n'est pas compté. Quand la bande ne se détermine pas, le critère reste non noté.

Un creux est compté sauf s'il est connu comme absent d'une position mesurée : il ne décrit alors que ce siège. Avec les réponses de toutes les positions, la fenêtre dit « présent aux N positions mesurées ». Sans elles — c'est toujours le cas de l'aperçu corrigé —, ou quand une position est illisible ou ne couvre pas sa fréquence, le creux est compté et la fenêtre dit « présence aux autres positions non évaluée ». L'aspect d'un creux ne dit pas à lui seul s'il vient d'un mode de la pièce ou d'une interférence avec une paroi : c'est son partage entre les positions qui oriente le geste.

L'égalisation ne remplit pas un creux de ce genre : il se déplace en déplaçant le siège ou l'enceinte. Voir Un creux profond dans le grave, à toutes les positions et Un creux large sur une seule enceinte.

Extension dans le grave

Il lit le bas de la réponse et relève la fréquence à laquelle elle est descendue de 10 dB sous son niveau de référence : jusqu'où le canal descend vraiment, une fois la pièce comprise dans la mesure.

Pour une enceinte mesurée seule :

  • A : 25 Hz ou plus bas ;
  • B : 35 Hz ;
  • C : 50 Hz ;
  • D : au-dessus.

Pour les caissons, les bornes sont 20, 25 et 32 Hz.

Une enceinte raccordée aux caissons n'a plus son grave à elle : le critère est sans objet, il ne compte même pas dans le décompte des critères évalués. Il reste aussi non noté quand la bande utile ne se laisse pas déterminer. Une extension courte ne se corrige pas par égalisation ; elle se traite au raccord, en confiant plus tôt le grave aux caissons.

Pente générale

Il ajuste une droite sur la réponse, dans la part de 100 Hz à 10 kHz que la mesure couvre, en fait autant sur la courbe cible dans cette même bande, et compare les deux pentes. La pente de la cible est celle de la cible seule : c'est la bande qui dépend de la mesure, et le tracé la montre comme la valeur la nomme. La valeur notée est l'écart des deux pentes, en décibels par octave, sans son signe : une réponse trop sombre et une réponse trop claire s'écartent autant l'une que l'autre de ce qui est demandé.

  • A : moins de 0,5 dB par octave d'écart ;
  • B : moins de 1 dB par octave ;
  • C : moins de 1,5 dB par octave ;
  • D : au-delà.

Sans courbe cible lisible, ou quand la bande utile laisse trop peu de points, le critère reste non noté. Il ne paraît pas sur la ligne LFE : un caisson ne reproduit pas la bande de 100 Hz à 10 kHz.

Un écart de pente se reprend d'abord sur la cible — une pièce mate demande une cible moins inclinée — puis sur l'égalisation large bande. Ce n'est pas un défaut de la pièce mais un désaccord entre ce qu'elle rend et ce qui lui est demandé.

Symétrie de la paire

Il oppose la réponse du canal à celle de son symétrique — l'avant gauche à l'avant droit, le surround gauche au surround droit. Les deux canaux sont comparés à leur niveau : deux enceintes de même forme dont l'une joue 3 dB plus fort s'écartent de 3 dB, et leurs courbes sont tracées à 3 dB l'une de l'autre. Le niveau relatif, donné à part, dit laquelle joue plus fort. La distance quadratique moyenne est relevée dans le médium.

  • A : moins de 3 dB d'écart ;
  • B : moins de 4 dB ;
  • C : moins de 5 dB ;
  • D : au-delà.

Un canal sans symétrique — le centre — reste non noté, et cela ne pèse pas sur sa note.

Une paire qui se sépare vient le plus souvent de son environnement : une enceinte près d'un angle, l'autre en champ libre. Voir Un creux large sur une seule enceinte.

Cohérence entre positions

Il compare les réponses d'un même canal d'une position d'écoute à l'autre et relève leur dispersion dans le médium. C'est la seule grandeur du bilan qui ne se lit pas sur une mesure isolée : il faut au moins trois positions, et le critère nomme au passage celle qui s'écarte nettement des autres.

  • A : moins de 1 dB de dispersion ;
  • B : moins de 3 dB ;
  • C : moins de 4 dB ;
  • D : au-delà.

Avec moins de trois positions, le critère reste non noté. Il n'existe que du côté de la mesure d'origine : un aperçu est calculé sur une seule courbe, il n'a pas de positions à comparer.

Une dispersion large est normale dans un canapé de trois places ; une seule position qui s'écarte est plutôt une prise à refaire. Voir Une mesure trop bruitée.

Décroissance dans le médium

Il lit, tiers d'octave par tiers d'octave de 500 Hz à 2 kHz, le temps que met le son à décroître après l'arrêt, et retient la médiane des bandes exploitables. Il en faut au moins trois. C'est la seule grandeur de temps du bilan qui se compare à une norme de pièce d'écoute, et seulement dans cette bande.

La note se lit dans une fenêtre, avec un plancher et un plafond :

  • A : de 0,20 à 0,35 s ;
  • B : de 0,15 à 0,45 s ;
  • C : de 0,10 à 0,60 s ;
  • D : hors de ces plages.

Une pièce trop mate en sort par le bas, une pièce trop réverbérante par le haut. Le critère reste non noté quand la bande utile ne couvre pas 500 Hz-2 kHz, quand la fenêtre est trop courte, ou quand moins de trois bandes se laissent lire. Voir La pièce sonne trop longtemps.

Décroissance du grave

Il lit la décroissance des bandes de 63 à 160 Hz et la rapporte à celle du médium. La valeur notée est ce rapport, pas un temps : dans le grave, une durée absolue ne veut rien dire, faute de norme à laquelle la comparer. Au-dessus de 1, le grave sonne plus longtemps que le reste du spectre.

  • A : jusqu'à 1,2 fois le médium ;
  • B : jusqu'à 1,5 fois ;
  • C : jusqu'à 2 fois ;
  • D : au-delà.

Sans bande du grave exploitable, ou sans décroissance lisible dans le médium, qui lui sert de référence, le critère reste non évalué, et son motif nomme ce qui manque : le grave s'il ne se lit pas, sinon le médium. Il ne paraît pas sur la ligne LFE : il rapporte le grave au médium de la même mesure, qu'un caisson ne reproduit pas.

Un grave qui traîne est un mode de la pièce, pas un défaut d'égalisation : baisser le niveau raccourcit peu la traîne. Voir Une bosse dans le grave qui traîne après le son.

Traîne modale

Même lecture que la décroissance du grave, mais bande par bande entre 25 et 200 Hz, et sur la plus traînante d'entre elles. Le critère dit donc quelle bande sonne longtemps, et de combien : c'est le chiffre qui remplace la lecture d'un spectrogramme.

  • A : jusqu'à 1,3 fois le médium ;
  • B : jusqu'à 1,7 fois ;
  • C : jusqu'à 2,2 fois ;
  • D : au-delà.

Quand aucune bande du grave ne se laisse lire — fenêtre trop courte, mesure réduite à une impulsion —, ou quand la décroissance du médium, sa référence, ne se lit pas, le critère reste non évalué, et son motif nomme ce qui manque : le grave s'il ne se lit pas, sinon le médium. Il ne paraît pas sur la ligne LFE : il rapporte le grave au médium de la même mesure, qu'un caisson ne reproduit pas.

La bande nommée désigne un mode de la pièce. Un caisson déplacé, un absorbeur accordé ou un siège avancé agissent dessus ; l'égalisation ne fait qu'en baisser le niveau. Voir Une bosse dans le grave qui traîne après le son.

Clarté (C50)

Il rapporte l'énergie des cinquante premières millisecondes à tout ce qui suit, tiers d'octave par tiers d'octave de 100 Hz à 2 kHz, puis moyenne les bandes retenues. Une bande n'est retenue que si le signal y dépasse le bruit de fond d'au moins 30 dB, faute de quoi le chiffre décrirait le bruit.

  • A : 15 dB ou plus ;
  • B : au moins 10 dB ;
  • C : au moins 6 dB ;
  • D : en dessous.

Quand il ne reste aucune bande de dynamique suffisante, le critère se dit peu fiable plutôt que de donner un chiffre.

Une clarté faible se reprend sur ce qui arrive tôt : les premières réflexions, le mobilier autour de l'enceinte, la distance au mur derrière l'auditeur. Elle ne se corrige pas par un filtre.

Réflexions précoces

Il parcourt l'enveloppe de la réponse impulsionnelle entre 200 Hz et 5 kHz et relève les retours nets qui suivent l'arrivée, d'une demi-milliseconde à vingt millisecondes. La note porte sur le plus fort des quinze premières millisecondes, lu sous le son direct. Ce qui arrive avant 1,5 ms est rapporté à part : cela vient de l'enceinte elle-même, pas d'une paroi.

  • A : au moins 15 dB sous le direct ;
  • B : au moins 10 dB dessous ;
  • C : au moins 6 dB dessous ;
  • D : plus fort que cela.

Quand la bande utile de la mesure ne couvre pas 200 Hz-5 kHz — une enceinte coupée haut —, le critère n'est pas noté, et il le dit : la bande n'est pas couverte. Une mesure dont la fenêtre est trop courte reste aussi non notée.

Le délai du retour donne la distance de la paroi en cause. Voir Une réflexion trop forte juste après le son direct.

Retard audible

Il lit le retard de groupe en excès du son direct — sur les huit premières millisecondes de la réponse impulsionnelle, pour que la pièce n'entre pas dans le compte — tiers d'octave par tiers d'octave de 500 Hz à 8 kHz. Dans chaque tiers, il prend la moyenne du retard, pondérée par l'énergie et avec son signe, puis rapporte sa valeur absolue au seuil à partir duquel l'oreille entend ce retard, seuil qui dépend de la fréquence. Un retard négatif compte autant qu'un retard positif de même taille. La note porte sur le pire tiers, en rapport au seuil et non en millisecondes.

  • A : la moitié du seuil, soit un rapport de 0,5 ;
  • B : le seuil lui-même, rapport de 1 ;
  • C : le double du seuil, rapport de 2 ;
  • D : au-delà.

La fenêtre montre le seuil des deux côtés de zéro, sur les seuls tiers d'octave notés, et la moyenne de chacun ; le pire est cerclé. La courbe de fond est lissée au sixième d'octave pour être lue, alors que la note moyenne chaque tiers d'octave : un pic étroit reste visible sur la courbe sans forcément peser sur la moyenne, et c'est pourquoi la lettre ne suit pas toujours la crête que l'œil voit.

Il ne lit que les tiers d'octave entièrement contenus dans la bande où la mesure répond, et il lui faut celui de 1 kHz ; une mesure qui ne le couvre pas laisse le critère non noté, et il le dit : la bande n'est pas couverte. Une bande de réponse indéterminée, une réponse impulsionnelle réduite à une impulsion, ou trop peu de points exploitables, le laissent aussi non noté.

Dans cette bande, un excès vient des filtres ou de l'alignement, rarement de la pièce.

Retard dans le grave

Il lit le même excès de retard de groupe entre 20 et 300 Hz, mais sur la réponse impulsionnelle entière : dans le grave, le retard est dans la pièce, pas dans la première arrivée. Il ne lit que la part de cette bande où la mesure répond : une enceinte qui ne descend qu'à 150 Hz est lue de 150 à 300 Hz, et une enceinte qui commence au-dessus de 300 Hz n'est pas notée. La valeur notée est la moyenne de la bande lue, pondérée par l'énergie, avec son signe, puis prise en valeur absolue.

Le barème n'est pas en millisecondes : il se lit en fractions d'une période à la fréquence jugée.

  • A : jusqu'à un quart de période ;
  • B : jusqu'à une demi-période ;
  • C : jusqu'à une période entière ;
  • D : au-delà.

Un plancher de 9,5 ms s'applique : en dessous, il n'y a rien à corriger, et une borne plus serrée ne décrirait qu'elle-même. Le barème se lit à 100 Hz, où une période vaut 10 ms : le quart et la demi-période tombent sous le plancher, si bien que A et B valent tous deux 9,5 ms et C 10 ms ; il n'y a donc pas de B à 100 Hz. La fenêtre trace la moyenne comme un segment sur la bande lue, et les bornes des deux côtés de zéro. Une bande de réponse indéterminée, une réponse impulsionnelle dégénérée ou sans point exploitable dans la bande laissent le critère non noté.

Un excès dans le grave suit les modes de la pièce et le placement des caissons ; il se reprend là, pas au filtre.

Retard au raccord

Il lit le même excès autour de la fréquence de coupure, d'une octave en dessous à une octave au-dessus, sur la réponse impulsionnelle entière, et dans la seule part de cette bande où la mesure répond. La valeur notée est la moyenne de la bande lue, avec son signe, puis en valeur absolue. La lecture au point de coupure exact est donnée à côté, à titre indicatif : c'est un trait étroit et instable, que le bilan ne note pas, et elle n'existe que si la coupure est dans la bande où la mesure répond.

Comme dans le grave, le barème se lit en fractions d'une période :

  • A : jusqu'à un quart de période ;
  • B : jusqu'à une demi-période ;
  • C : jusqu'à une période entière ;
  • D : au-delà.

Le même plancher de 9,5 ms s'applique ; au-dessus de 105 Hz environ, une période entière tombe sous le plancher et les trois bornes valent 9,5 ms. Le critère n'existe que du côté « après » : avant correction, il n'y a pas encore de raccord à juger. Il reste non noté quand le canal n'a pas de fréquence de coupure — une enceinte non raccordée —, quand la bande de réponse est indéterminée, ou quand elle ne rencontre pas la bande du raccord.

C'est l'un des trois critères qui plafonnent la note. Voir Trouver automatiquement le meilleur crossover.

Polarité absolue

Il lit le signe de la première arrivée de la réponse impulsionnelle : positif quand le haut-parleur part d'abord vers l'auditeur, négatif quand il part en arrière.

Ce critère ne reçoit aucune lettre, et c'est voulu : la décision de polarité est globale, elle se prend une fois pour tout le système au rapport de polarité, et une mesure prise seule ne peut pas la trancher. Le bilan écrit donc le constat, sans le noter, et ce constat n'entre pas dans le décompte des critères évalués.

Le signe se lit entre 200 Hz et 5 kHz : quand l'arrivée ne s'y détache pas assez, il n'est pas lu, et le critère se dit peu fiable — toujours un constat, jamais une note.

Une polarité négative relevée sur plusieurs canaux se traite au rapport de polarité, jamais canal par canal. Voir Le rapport de polarité et les aperçus.

Rapport signal sur bruit

Il lit le silence qui précède l'impulsion, tel que la mesure le garde — 10 ms au moins, prises à 5 ms de l'arrivée pour ne rien attraper de l'attaque — et compare ce bruit de fond au pic de la mesure. Le cadre que REW ajoute autour d'une mesure importée n'est pas du silence : il est écarté.

  • A : 60 dB ou plus ;
  • B : au moins 45 dB ;
  • C : au moins 30 dB ;
  • D : en dessous.

Il ne pèse pas dans la moyenne : il plafonne la note à la sienne. Sans silence devant l'impulsion — une archive d'ampli — il reste non noté, et ne plafonne alors rien. Un aperçu reprend le rapport de sa mesure d'origine : un signal calculé n'a pas de bruit de fond à lui.

Sur la ligne LFE, il se lit sur la somme des mesures de ses caissons, et le tracé montre cette somme : une projection est calculée, elle n'a pas de bruit de fond à elle. Le bruit s'y lit au moins 50 ms avant l'arrivée, non 5 ms : ce qui la précède de plus près est le pied de l'impulsion, pas du bruit. Les mesures prises par l'ampli ne gardent pas ce silence : le critère dit alors combien de millisecondes elles en gardent, et la note n'est pas plafonnée. Pour qu'il soit noté, mesurez les caissons avec REW et importez les mesures.

Une mesure bruitée se refait plus fort, ou plus tard. Voir Une mesure trop bruitée.

Addition enceinte–caissons

Il ne calcule rien : il lit, tel quel et avec son signe, le gain de sommation du rapport de polarité — de combien l'enceinte et les caissons s'ajoutent là où ils se partagent le travail, au crossover où le rapport les a jugés. Zéro décibel veut dire qu'ils s'ajoutent sans perte ; un chiffre positif, qu'ils gagnent à jouer ensemble ; un chiffre négatif, qu'une partie du grave se perd dans le passage.

  • A : 0 dB ou mieux ;
  • B : moins de 1 dB perdu ;
  • C : moins de 3 dB perdus ;
  • D : davantage.

Ce gain n'est pas l'écart à la cible : il compare la somme des deux voies à leurs énergies séparées, sans regarder la cible. Une somme peut rester sous la cible avec un gain positif. La fenêtre le dessine donc à part, en barre depuis zéro à la fréquence du rapport, avec ses bornes, jamais sur la courbe de réponse. Le verdict qui l'accompagne est celui du rapport de polarité : « conforme » dit que la polarité en vigueur est la bonne, pas que la réponse est au-dessus de la cible.

Quand l'enceinte et les caissons jouent ensemble, leurs sons peuvent se renforcer ou s'annuler. Ce critère mesure cet effet là où ils se partagent les fréquences : il compare le niveau de leur somme à la référence de leurs deux énergies ajoutées, en pondérant sur leur recouvrement. Pour fixer les idées, sans rapport avec vos mesures : deux voies de 70 dB chacune ont une référence de 73 dB ; si leur somme réelle vaut 74,7 dB, le gain est de +1,7 dB.

Le critère n'existe que du côté « après », et il ne note un aperçu que si le rapport a été calculé au crossover de cet aperçu. Tant que le rapport de polarité n'a pas été exécuté, qu'il est périmé ou n'a pas pu juger ce raccord, ou qu'il l'a jugé à un autre crossover, le critère le dit et reste non noté.

Une perte au raccord vient de la polarité, du retard entre l'enceinte et les caissons, ou de la fréquence de coupure : ce sont les trois réglages à reprendre avant tout filtre.

Écart à la cible au raccord

Il lit, également dans le rapport de polarité, l'écart entre la somme de l'enceinte et des caissons et la courbe cible, sur toute la bande du raccord, de 20 à 320 Hz. Le niveau compte : une bosse ou un creux à la jonction se voient ici, et une somme qui passe sous la cible sur toute la bande aussi.

  • A : moins de 1 dB d'écart ;
  • B : moins de 2 dB ;
  • C : moins de 3 dB ;
  • D : au-delà.

Comme le gain de sommation, il n'existe que du côté « après » et attend que le rapport de polarité ait été exécuté.

Une forme qui s'écarte se reprend par la fréquence de coupure et par le retard des caissons ; l'égalisation de la somme vient après, pas avant.

La comparaison avant / après

L'appariement se fait par le titre : un aperçu porte le titre de la mesure dont il sort, et c'est cette mesure qui devient son « avant ». Il n'y a aucune heuristique derrière — si le titre ne correspond à aucune mesure, la ligne est notée seule et le bilan le dit.

La ligne LFE ne se compare pas : sa projection est notée seule. La somme des caissons alignés — retards, polarités et niveaux posés — ne lui sert pas d'avant, car elle n'a aucun de leurs filtres, ni l'égalisation de chaque caisson ni l'all-pass que l'optimiseur peut y ajouter : avec plusieurs caissons, cet état n'existe jamais.

Les deux côtés passent par le même calcul, la même fenêtre et le même lissage. La courbe lissée d'un aperçu n'est jamais opposée à la courbe brute de sa source, et la cible est celle de l'avant.

Un écart n'est déclaré « mieux » ou « moins bien » qu'au-delà d'un seuil de comparaison. C'est une convention, fondée sur la variabilité entre vos positions d'écoute — leur dispersion, écarts de niveau compris, quand vous en avez au moins trois —, sinon sur une dispersion relevée sur un large ensemble de mesures. Le bilan dit laquelle des deux il a employée. La dispersion entre sièges ne mesure pas l'incertitude d'un écart relevé au même siège : ce seuil est un garde-fou, pas une confiance statistique. Jusqu'à ce seuil, l'écart existe peut-être, mais le bilan ne l'affirme pas : le verdict est « équivalent ». Les écarts restent dans les seuils de comparaison retenus.

Une lettre n'est pas un écart. Chaque côté reçoit sa lettre sur son propre barème, alors que le verdict compare l'écart des deux valeurs au seuil de comparaison : une lettre peut changer sans que l'écart franchisse ce seuil — deux creux comptés après correction contre aucun avant, pour un seuil de deux —, et la fenêtre le dit alors en toutes lettres, sous le tracé. De même, chaque côté est lu sur la bande où sa propre mesure répond ; quand les deux bandes affichées diffèrent, la fenêtre les nomme, et les deux valeurs ne sont pas deux lectures d'une même plage.

Les verdicts d'un critère sont donc : mieux, équivalent, moins bien, ou non comparable — un critère mesurable d'un seul côté n'est jamais dit équivalent. Pour la ligne entière s'y ajoute « partagé », quand des critères vont dans les deux sens. Un critère critique qui recule fait reculer toute la ligne.

La comparaison se lit dans la fenêtre du bilan. Ouverte depuis la vignette d'un aperçu, la fenêtre est déjà en comparaison ; ouverte depuis la mesure brute, Comparer avec l'aperçu n'apparaît que si un aperçu de cette mesure existe, et Revenir à la mesure brute ramène à la lecture d'avant. Les deux boutons occupent la même place : on compare en basculant, sans bouger la souris. Basculer ne déplace rien dans la fenêtre — seuls changent le tracé, les valeurs et les notes —, et les deux côtés ont les mêmes cartes : les trois critères qui n'existent qu'une fois le raccord fait paraissent aussi côté mesure brute, en cadre voilé, avec le geste qui renvoie à l'aperçu.

Le bandeau tient sur une ligne. En comparaison, il porte deux badges, avant et après, le nombre de critères communs sur lesquels ils se lisent, le verdict de la ligne et ses trois comptes : une flèche montante pour les critères qui vont mieux, une flèche descendante pour ceux qui vont moins bien, un signe égal pour ceux qui restent équivalents. Quand un critère plafonne la note, le bandeau le nomme au bout de la ligne, avec sa lettre, et un clic mène à sa carte.

Sur la première carte, « Comparer avec l'aperçu » affiche la réponse de l'aperçu, avec ses traitements déjà appliqués, et revenir à la mesure brute rend ses courbes d'origine. Chacune n'est lue dans REW qu'une fois par ouverture de la fenêtre : rebasculer ne relit rien. Le titre et la légende identifient le côté affiché.

Chaque critère montre à son tour sa valeur et ses deux badges, puis, sur une ligne à part, son verdict, le seuil retenu et d'où vient ce seuil. Un critère qui ne se mesure que d'un côté y dit lequel ; quand les deux côtés ne se comparent pas, la ligne reste vide — le carré vide le dit déjà. Les deux courbes se lisent sur le même tracé, l'avant en retrait sous l'après. Cette mesure d'origine ne se dessine que sur demande, depuis son entrée de la légende, Avant (mesure brute) : un clic la montre ou la masque, et son nom reste barré tant qu'elle est masquée. Elle l'est par défaut, pour ne pas alourdir la lecture, et le choix est retenu jusqu'au rechargement de la page. L'entrée ne paraît que sur les tracés qui savent la dessiner.

Une ligne périme dès que ce qu'elle a lu a changé. Le côté « avant » périme si sa mesure est réécrite ; le côté « après » périme en plus quand le crossover, les banques de filtres, la base des caissons ou les aperçus changent. Rouvrir sa vignette suffit alors : le bilan est refait à l'ouverture. Quand RCH ne peut pas relire, la fenêtre montre le bilan daté et le dit ; Recalculer le relit dès que REW répond. Les autres lignes ne bougent pas.

Ce que RCH ne peut pas savoir

RCH ne connaît ni les dimensions de votre pièce, ni ses matériaux, ni où sont le micro et les enceintes. Il ne voit que des réponses impulsionnelles. Les distances qui apparaissent dans les gestes — de combien avancer un siège, à quelle distance se trouve la paroi soupçonnée — sont donc des hypothèses chiffrées, déduites d'une fréquence ou d'un délai. Elles disent où chercher, elles ne remplacent pas un mètre ruban.

Sous 200 Hz environ, un temps de décroissance n'est pas la réverbération de la pièce : c'est la durée pendant laquelle un mode continue de sonner. Le bilan s'en sert pour le rapport grave sur médium et pour la traîne modale, jamais pour le comparer à une norme. Il refuse d'ailleurs de lire une décroissance quand c'est le filtre d'analyse qui sonne, et non la pièce.

Une mesure trop courte — moins de 0,35 s de fenêtre — ne permet pas la lecture longue de la décroissance : le bilan se rabat sur la lecture courte et le dit. Une mesure réduite à une impulsion, comme il en vient de certains fichiers d'ampli, est déclarée inexploitable : ce qui se lit sur elle — le temps, la phase, et la réponse que le bilan en calcule — n'est pas évalué, rien n'est noté D. De même, une mesure qui commence à l'arrivée ne porte aucun silence : son bruit de fond n'est pas mesurable.

Enfin, aucune note n'est un jugement d'écoute. Le bilan ne mesure ni la distorsion, ni le pré-écho : ces grandeurs ne sont pas dans les mesures dont il dispose. Et il n'entre jamais dans l'égalisation — il constate, il ne corrige pas.

D'où viennent les seuils

Une note sans sa source est un décret. Chaque échelle porte donc la sienne : une norme citée, ou la date et la taille du lot de mesures qui l'a calibrée. La règle qui les gouverne tient en deux phrases. Une borne tirée d'une norme ne bouge pas, même si la plupart des installations tombent du mauvais côté : c'est alors le constat qui est écrit, pas la borne qui est déplacée. Une borne tirée d'un lot de mesures est datée, et ne se déplace que par une décision écrite.

Les trois échelles de retard se lisent en fractions d'une période à la fréquence jugée — un quart, une demie, une période entière — avec un plancher de 9,5 ms : en dessous, il n'y a rien à corriger, et une borne plus serrée ne décrirait qu'elle-même.

Écart à la cible — médium, enceinte
A 2 dB · B 3 · C 5 · D au-delà — EBU Tech 3276 (tolérance ±3 dB, 250 Hz-2 kHz) ; bornes gardées le 2026-10-02 alors que l'écart compte désormais le niveau : aucun corpus ne les valide pour cet écart-là
Écart à la cible — grave, caissons
A 3 dB · B 5 · C 8 · D au-delà — corpus du 2026-09-08 (2 334 couples, cible plate posée au niveau de chaque mesure, donc un écart de forme) : p10 3,5 · médiane 5,1 · p90 7,7 ; BS.1116-3 élargi au domaine modal ; bornes gardées le 2026-10-02 alors que l'écart compte désormais le niveau, ce que ce corpus ne valide pas
Creux non corrigeables
A aucun · B 1 · C 2 · D 3 et plus — Toole, Sound Reproduction : un creux étroit ne se corrige pas par égalisation
Extension dans le grave — enceinte
A 25 Hz · B 35 · C 50 · D au-delà — corpus 2026-09-08 (3 090 enceintes mesurées seules) : p10 21 · p25 31 · médiane 47 · p75 75 ; sans objet raccordée à un caisson
Extension dans le grave — caissons
A 20 Hz · B 25 · C 32 · D au-delà — corpus 2026-09-08 (452 caissons) : p10 11 · médiane 24 · p90 36
Pente générale
A 0,5 dB/oct · B 1,0 · C 1,5 · D au-delà — corpus 2026-09-08 : |pente − cible| médiane 0,5 · p75 1,0 · p90 1,8
Symétrie de la paire
A 3 dB · B 4 · C 5 · D au-delà — corpus rejoué le 2026-10-02 (255 paires, position 1, chaque canal à son niveau, lissage perceptuel) : minimum 1,8 · p10 3,1 · médiane 4,0 · p90 5,3 ; BS.1116-3 (appariement ±1 dB) décrit deux enceintes, pas une paire dans une pièce
Cohérence entre positions
A 1 dB · B 3 · C 4 · D au-delà — corpus rejoué le 2026-10-02 (520 canaux à trois positions ou plus, chaque position à son niveau) : p10 0,2 · p25 0,7 · médiane 3,5 · p90 4,2
Décroissance dans le médium
A 0,20 à 0,35 s · B 0,15 à 0,45 · C 0,10 à 0,60 · D hors de ces plages — EBU Tech 3276 / BS.1116-3 : Tm = 0,25 × (V/100 m³)^⅓ ± 0,05 s, fenêtre domestique à V inconnu
Décroissance du grave
A 1,2 fois le médium · B 1,5 · C 2,0 · D au-delà — boîte de tolérance EBU 3276 (+0,3 s sous 200 Hz)
Traîne modale
A 1,3 fois le médium · B 1,7 · C 2,2 · D au-delà — corpus 2026-09-08 (2 055 couples) : décroissance de la bande la plus traînante entre 25 et 200 Hz, rapportée à celle du médium — p25 0,93 · médiane 1,20 · p75 1,68 · p90 2,11
Clarté (C50)
A 15 dB et plus · B 10 · C 6 · D en dessous — corpus 2026-09-08 (3 044 couples) : p10 5,6 · p25 7,8 · médiane 10,6 · p75 19,2
Réflexions précoces
A 15 dB sous le direct · B 10 · C 6 · D moins — ITU-R BS.1116-3 (réflexions sous 15 ms à 10 dB au moins sous le direct, 1-8 kHz) ; le corpus met la moitié du parc en D, et c'est un constat sur le parc, pas sur la borne
Retard audible
A la moitié du seuil · B le seuil · C le double · D au-delà — Blauert & Laws 1978 : seuils 3,2 ms à 500 Hz · 2,0 à 1 kHz · 1,0 à 2 kHz · 1,5 à 4 kHz · 2,0 à 8 kHz, interpolés entre ces points ; la note est le rapport au seuil, lu sur le son direct (fenêtre précoce de 8 ms)
Retard dans le grave
A un quart de période · B une demie · C une période · D au-delà — règle de RCH : une période à la fréquence lue (T/4, T/2, T) ; plancher structurel de 9,5 ms mesuré le 2026-09-08
Retard au raccord
A un quart de période · B une demie · C une période · D au-delà — règle de RCH : une période à la fréquence de coupure du groupe ; plancher structurel de 9,5 ms mesuré le 2026-09-08
Rapport signal sur bruit
A 60 dB et plus · B 45 · C 30 · D en dessous — corpus 2026-09-08 : mesurable sur 20 couples seulement (une mesure importée d'un ampli commence à l'arrivée) ; bornes provisoires, à recaler sur les mesures du bridge
Addition enceinte–caissons
A 0 dB et plus · B -1 · C -3 · D en dessous — gain de sommation du rapport de polarité : 0 dB = l'enceinte et les caissons s'ajoutent sans perte
Écart à la cible au raccord
A 1 dB · B 2 · C 3 · D au-delà — écart à la cible du rapport de polarité (20-320 Hz), niveau compris depuis le 2026-10-02 ; bornes provisoires, à caler sur un corpus de raccords

Une lecture de la colonne demande une précision : la décroissance du médium se juge dans une fenêtre — une pièce trop mate en sort par le bas, une pièce trop réverbérante par le haut.

Finalisation et transfert

Une fois les previews valides, ouvrez la zone Finalisation pour préparer le transfert de la calibration dans l'ampli. Le transfert se fait directement par le bridge : il n'y a plus de fichier à générer ni de programme externe à utiliser.

En tête de la zone, la ligne Préréglage des enceintes affiche le préréglage enceintes actif de l'ampli (lu en direct via le bridge) et permet de basculer entre Préréglage 1 et Préréglage 2 : choisissez celui qui recevra la calibration avant de transférer. Sur les amplis sans préréglages, la ligne l'indique et les boutons sont masqués.

Chaque préréglage a sa propre configuration d'enceintes. RCH relit l'ampli dès le changement de préréglage. Si le nouveau préréglage n'a pas les mêmes canaux que la calibration, deux caissons au lieu de quatre par exemple, RCH le dit et garde votre session telle quelle : repassez sur le préréglage de la calibration, ou reconfigurez les canaux à l'identique sur le préréglage actuel de l'ampli. Le transfert, lui, refuse une calibration qui ne correspond pas à l'ampli, sans rien lui envoyer.

Le champ LPF for LFE se décide ici, et nulle part avant : aucune autre commande ne l'écrit. En particulier, Find Sub Alignment n'y touche pas — il aligne, et le passe-bas LFE a son propre bouton, juste à côté du champ. C'est la dernière étape du parcours (étape 10), à faire une fois les coupures arrêtées.

Le bouton Find Best LFE Low-Pass, à côté du champ LPF for LFE, choisit cette valeur automatiquement. RCH teste toutes les fréquences de passe-bas LFE disponibles pour votre AVR : pour chacune, il simule le filtre (LR24, le même type que celui du bass management) sur la somme réelle des subs, prend en compte le décalage temporel que ce filtre impose au signal LFE, puis mesure la qualité de l'addition avec le canal complet des enceintes frontales (FL, C, FR) — la partie jouée par l'enceinte au-dessus de son crossover ET son grave redirigé vers les subs — sur toute la bande utile du LFE, jusqu'à 120 Hz. La fréquence retenue est celle qui donne la somme la plus constructive ; une valeur basse qui couperait du contenu sous 120 Hz est pénalisée de la même manière qu'une annulation. Le détail par candidat (perte de sommation moyenne, pire creux, décalage pris en compte) est visible dans les logs, ainsi que la comparaison avec la valeur précédente. Les filtres des enceintes et la somme des subs doivent être prêts (mêmes prérequis que Find Best Crossover) ; aucun autre réglage n'est modifié.

La génération des filtres de calibration est entièrement interne : RCH lit les filtres présents dans REW (y compris ceux que vous auriez régénérés ou ajustés directement dans son interface) et calcule lui-même la réponse impulsionnelle au format de votre AVR. Les types de filtres pris en charge sont les PK, les all-pass, les passe-bas/passe-haut (LP, HP, LP Q, HP Q, LP1, HP1), les notch (Notch, Notch Q), les shelves (LS, HS, LS 6dB, LS 12dB, HS 6dB, HS 12dB, LS Q, HS Q), les filtres modaux, et les filtres de raccord Low pass et High pass en Butterworth (6 à 48 dB/oct) ou Linkwitz-Riley (12, 24, 36 ou 48 dB/oct) — chacun reproduit exactement la sortie de REW. Vous pouvez donc poser vos propres filtres dans les emplacements X1 et X2 de REW : RCH les lit et les intègre à la calibration, et n'y écrit jamais rien lui-même.

Trois formes restent hors de cette liste et arrêtent l'enregistrement avec un message qui nomme l'emplacement concerné (X1, X2, ou son numéro) : les raccords en Bessel (BE), dont la convention exacte n'est pas caractérisée ; les Linkwitz-Riley posés à une pente qui n'est ni 12, ni 24, ni 36, ni 48 dB/oct — REW les accepte et les réaffiche telles quelles, mais il réalise en fait la pente immédiatement inférieure de cette liste ; et les types BP, Bandpass, Low shelf et High shelf. Remplacez ou désactivez le filtre concerné, puis relancez.

Zone de finalisation

Les filtres transférés de chaque enceinte avec bass management intègrent d'office un passe-haut électrique Butterworth 12 dB/oct à la fréquence de son crossover. Cascadé avec le BW12 appliqué par l'ampli, le raccord avec le sub devient un couple LR24|LR24 symétrique et en phase — la bosse d'environ 2 dB au raccord disparaît (voir l'étape 9). Les subs et les enceintes Large ne sont pas modifiés, et le niveau de chaque canal est préservé. Les canaux concernés sont listés dans les logs. Note pour MultEQ (non XT/XT32) : avec un crossover sous 60 Hz, la réponse du filtre est légèrement tronquée par la longueur limitée des filtres de l'ampli (un avertissement apparaît dans les logs).

Les deux banques de filtres : Reference et Flat

Un ampli Audyssey stocke deux banques de filtres, Reference et Flat, entre lesquelles vous basculez à l'écoute dans le menu Audyssey de l'ampli. RCH vous laisse remplir chacune des deux avec vos propres calculs. Point clé du format Audyssey : l'ampli ne porte qu'un seul jeu de délais, niveaux, distances et crossovers, commun aux deux banques — seuls les filtres diffèrent d'une banque à l'autre.

Le parcours recommandé :

  1. Faites le parcours complet (moyennes, alignements, optimisation des subs, génération des filtres, previews) avec votre courbe cible principale.
  2. Cliquez sur Enregistrer les filtres actuels de la banque Reference : RCH capture les filtres de tous les canaux.
  3. Chargez la nouvelle courbe cible dans REW — EQ / Target settings / House curve — et ne changez rien d'autre. Reprenez ensuite le parcours à l'étape 5, celle des filtres des enceintes : le bouton de l'en-tête de la colonne Filtre, puis Equalize Sub. Rien de ce qui précède l'étape 5 n'est à refaire.
  4. Cliquez sur Enregistrer les filtres actuels de la banque Flat. Comme délais, niveaux et crossovers sont communs aux deux banques, RCH refuse d'enregistrer la seconde banque si autre chose que les filtres a changé depuis la première — le message liste alors les différences constatées.

Sauvegardez un .mdat avant de recalculer — dans REW, File / Save all measurements. Un aperçu régénéré remplace celui du même canal, et le fichier de session ne porte aucune donnée de signal : l'état de la banque Reference ne se retrouve nulle part ailleurs. L'usage est d'en garder deux, un .mdat de référence et un .mdat Flat, et de recharger dans REW celui qu'on veut revoir.

Le bouton Copier dans l'autre banque est un raccourci : il copie la banque déjà enregistrée dans l'autre, pour transférer les mêmes filtres des deux côtés sans refaire de calcul. Vider les banques vide les deux banques pour recommencer.

Carte des deux banques de filtres, Reference et Flat, enregistrées

Transférer dans l'ampli

Le transfert exige les deux banques enregistrées. Avant de transférer :

  • Choisissez le LPF for LFE.
  • Choisissez le mode de sortie du subwoofer : LFE est la base recommandée ; n'utilisez LFE + Main que si vous savez exactement pourquoi vous le voulez.
  • Réglez les cartes d'options Audyssey : MultEQ (activation et courbe d'écoute Reference ou Flat), Dynamic Volume (Low/Medium/High), Dynamic EQ (décalage de référence 0/5/10/15 dB) et Low Frequency Containment (niveau 1-7). Chaque réglage secondaire ne s'applique que si son interrupteur est activé.
  • RCH ne change plus le mode Subwoofer de l'ampli : le transfert le laisse dans le mode où il se trouve. Si vous voulez un mode différent (par exemple revenir en Standard pour l'écoute), réglez-le vous-même dans le menu de l'ampli avant de lancer la mesure.

Avant le bouton, le panneau affiche un récapitulatif de ce qui va réellement partir : l'ampli visé (modèle, version MultEQ, nombre de canaux), les deux banques avec leur courbe cible et leur date d'enregistrement, et, si la session a été calibrée par quelqu'un d'autre, son nom. Un avertissement apparaît si les banques ne correspondent plus à l'état de travail affiché. Un autre apparaît quand plusieurs caissons sont déclarés et qu'un seul a été mesuré : il nomme le caisson mesuré et ceux qui recevront sa calibration telle quelle — même filtre, même distance, même polarité, même niveau de trim écrit dans l'ampli. Le gain réglé sur le caisson lui-même, lui, n'est pas touché par le transfert. Cet avertissement énonce un fait de transfert et non une limite de l'ampli : il apparaît aussi sur un ampli parfaitement capable de mesurer caisson par caisson dont une seule mesure de caisson subsiste.

Un seul bouton, Transférer vers l'ampli. Il commence par faire vérifier la calibration complète par l'ampli, sans rien écrire : si elle ne correspond pas à la configuration réelle (canaux actifs, assignation d'amplis, version MultEQ), le transfert s'arrête là, aucun réglage n'est touché, et le message d'erreur dit ce qui ne correspond pas. Sinon le transfert réel enchaîne : la progression s'affiche par canal, et Annuler le transfert permet d'interrompre — l'annulation peut prendre quelques secondes si l'ampli est en train de finaliser. L'assignation d'amplis est lue en direct sur l'ampli au moment de la construction, il n'y a donc pas de décalage possible entre le transfert et l'état réel de l'ampli. Si des délais, niveaux ou crossovers ont changé depuis l'enregistrement d'une banque, RCH signale la banque comme périmée : réenregistrez-la avant de transférer.

Carte de transfert : récapitulatif de ce qui part vers l'ampli

Une fois le transfert terminé, vérifiez le résultat à l'oreille et dans le menu de l'ampli : MultEQ actif, et bascule possible entre Reference et Flat.

Le tiroir Diagnostic réunit les deux fichiers qui ne servent pas au transfert. Télécharger le fichier .rch.json télécharge l'archive de calibration réellement envoyée au bridge : c'est une pièce à joindre à un signalement de bug. Exporter les réglages génère une trace texte complète des réglages utilisés. Ni l'un ni l'autre n'est réimportable, et ce ne sont pas des calibrations à partager — pour transmettre un travail, utilisez le fichier de session (voir Session).

Session

La carte dépliable Session de la page Application permet de sauvegarder votre travail pour le reprendre plus tard. Exporter la session télécharge un fichier .json qui contient les réglages, l'état de travail des mesures (sans les données de signal) et les banques de filtres. Importer une session restaure ce fichier.

Carte Session : nom du calibreur, note, export et import

RCH sauvegarde aussi votre état en continu dans le navigateur (auto-save) : un simple rechargement de page ne perd rien. Le fichier de session sert à archiver un projet, à le reprendre sur une autre machine ou après un nettoyage du navigateur.

Les mesures elles-mêmes vivent dans REW : sauvegardez-les en fichier .mdat (File / Save all measurements). Pour reprendre un projet, rechargez d'abord le .mdat dans REW, puis importez la session : chaque mesure de la session se rattache par identifiant à la mesure REW correspondante. Les mesures de la session introuvables dans REW sont signalées (titre et position) — rechargez le bon .mdat puis réimportez si la liste n'est pas vide.

Le fichier de session ne contient aucun réglage propre à votre machine : ni l'adresse de REW, ni celle du bridge, ni l'adresse IP de votre ampli. Vous pouvez donc l'envoyer à quelqu'un sans rien lui imposer et sans publier votre réseau.

Les exports annexes existants (mesures de subs pour MSO, conversion CamillaDSP) sont conservés et indépendants du fichier de session.

Faire calibrer par quelqu'un d'autre

Un membre de la communauté peut faire la calibration à votre place. Vous lui envoyez vos mesures, il fait le travail, il vous renvoie un fichier que vous transférez dans votre ampli. Le fichier de session est le seul fichier qui circule dans les deux sens.

Côté propriétaire de l'ampli (celui qui a le bridge) :

  1. Connectez la chaîne et obtenez vos mesures dans REW (assistant de mesure, ou import d'un fichier .ady / .mqx / .liveproject).
  2. Dans REW, File / Save all measurements : vous obtenez un fichier .mdat.
  3. Dans la carte Session, Exporter la session : vous obtenez un fichier .json. Il porte la configuration de votre ampli, lue en direct.
  4. Envoyez les deux fichiers à la personne qui calibre.

Côté personne qui calibre (elle n'a pas votre ampli) :

  1. Chargez le fichier .mdat dans REW.
  2. Dans RCH, importez d'abord la session, ensuite seulement connectez REW si ce n'est pas déjà fait. Cet ordre compte : sans la configuration de l'ampli, RCH ne sait pas interpréter des mesures déjà présentes dans REW.
  3. Le bandeau affiche Calibration hors ligne avec le modèle d'ampli et la date à laquelle il a été lu. Le panneau Configuration de l'ampli est là aussi, avec la même date : il montre la configuration telle que la session l'a enregistrée, pas un ampli interrogé à l'instant. Tout le travail acoustique est disponible ; la mesure et le transfert restent grisés, c'est normal — l'ampli n'est pas là.
  4. Faites le parcours habituel jusqu'aux deux banques de filtres (Reference et Flat, ou duplication). Le transfert les exige toutes les deux.
  5. Renseignez Calibré par dans la carte Session, puis Exporter la session, et renvoyez le .json.

Retour chez le propriétaire :

  1. Connectez le RCH Bridge, puis Importer une session avec le fichier reçu. REW n'est nécessaire que pour retravailler les mesures.
  2. RCH compare la configuration de la session avec votre ampli réellement connecté — modèle, version MultEQ, enceintes déclarées. Si l'une a été ajoutée ou retirée sur l'ampli depuis vos mesures, l'import est refusé et le message dit précisément quoi. La taille des enceintes n'est pas comparée : le transfert l'écrit lui-même. Il n'y a pas de date de péremption : un fichier ancien reste valable tant que l'ampli n'a pas bougé. Si l'ampli n'est pas sur le préréglage enceintes de la session, RCH le signale : le transfert écrit dans le préréglage actif.
  3. Le panneau Transfert affiche un récapitulatif : l'ampli visé, les deux banques avec leur courbe cible et leur date, et par qui la calibration a été faite. Vérifiez, puis Transfer.

Vous n'avez pas besoin de recharger le .mdat pour transférer : le transfert part des banques de filtres, pas des mesures.

Ne partagez pas le fichier .rch.json du tiroir Diagnostic : c'est une trace technique destinée au signalement de bugs, elle n'est pas réimportable et ne remplace pas le fichier de session.

Quand quelque chose ne marche pas

Une carte par panne : le symptôme en titre, la cause probable dessous, puis les gestes dans l'ordre.

Le journal : voir ce qu'une action vient de faire

Le journal, en bas de page, est la trace de tout ce que RCH décide. Il est écrit pour vous, dans la langue de l'interface, et il ne contient que quatre sortes de lignes :

  • une ligne quand une opération démarre, et une quand elle se termine, avec son résultat ;
  • une ligne par canal traité — ce qui a été posé sur lui, ou ce qui ne l'a pas été ;
  • une ligne par anomalie et par refus : ce qui a été constaté, ce que cela change pour votre résultat, et le geste à faire ;
  • le résumé chiffré de l'opération, juste avant sa borne de fin.

Une ligne d'anomalie tient donc toujours en une phrase complète, jamais en un code. Un refus se lit ainsi :

« 1: FL : aucun filtre n'a pu être calculé sur 20-200 Hz. Cette mesure reste sans correction. Vérifiez sa mesure et la courbe cible chargée dans REW, puis relancez ; si l'écart tient à un creux profond, il ne se corrige pas par l'égalisation. »

Et un avertissement :

« SW1_P3 : son impulsion sature (1.14 au-dessus du maximum numérique). La mesure est écrêtée : les filtres calculés dessus seront faux. Refaites cette mesure en baissant le niveau de sortie. »

Le détail du calcul — phases, scores, paramètres essayés, rapport complet de l'optimiseur des caissons — n'est pas supprimé pour autant : il vit un étage plus bas. Passez le niveau du journal sur Débogage pour le voir. C'est là aussi que descend le texte technique d'une erreur, avec toute sa chaîne de causes. L'export du journal, lui, emporte tout, quel que soit le niveau affiché : c'est le fichier à joindre à un signalement.

Les cinq opérations les plus bavardes — optimiseur multi-caissons, égalisation de la somme des caissons, génération des filtres d'enceintes, recherche de l'alignement des caissons et contrôle de polarité — sont bornées : un trait porte le nom de l'opération à son début, un trait pointillé la referme en indiquant sa durée. Entre les deux, tout ce que l'opération a écrit. Les bornes restent visibles quel que soit le niveau de log : même réglé sur Error, vous voyez quelle opération a produit l'erreur.

Juste avant la borne de fin, RCH publie le résumé chiffré de l'opération. Ces valeurs ne sont pas recalculées pour l'occasion : ce sont celles que le calcul vient de produire. Selon l'opération, on y lit :

  • Optimiseur multi-caissons — délai, gain et polarité de chaque caisson.
  • Génération des filtres d'enceintes — nombre de filtres posés par canal, écart à la cible avant et après.
  • Recherche de l'alignement des caissons — ajustement de distance des caissons et délai correspondant, polarité gardée ou basculée et état qui en résulte, polarités différentes selon les caissons comprises, gain de sommation sur toute la bande, et la limite de plage quand la meilleure somme y a été trouvée. Les résumés des séances antérieures gardent leurs anciennes valeurs, calculées à une coupure.
  • Contrôle de polarité — gain de sommation au raccord, décision et marge vs seuil de bruit, canal par canal. C'est la table de la carte du rapport, qui elle ne survit pas au rechargement.

Deux commandes pour s'y retrouver.

  • Dernière opération seulement (en-tête du journal) masque tout ce qui ne fait pas partie de la dernière opération. Une pastille rappelle laquelle est affichée ; décochez la case pour revenir au flux complet.
  • Voir le détail, dans le bandeau vert de fin d'opération, descend au journal et pose ce filtre. Le bandeau ne porte qu'un chiffre-clé ; le détail complet vit au journal, jamais ailleurs.
Journal de l'application avec ses niveaux et son filtre d'opération

RCH ne se connecte pas à REW

Cause probable
REW n'écoute pas : l'application n'est pas lancée, ou son serveur API est arrêté.
Gestes
  1. Lancez REW.
  2. Démarrez le serveur API de REW.
  3. Laissez le port par défaut. Ne le changez pas si vous n'avez pas une bonne raison de le faire.

RCH ne se connecte pas au bridge

Cause probable
Le binaire RCH Bridge ne tourne pas, le navigateur lui refuse l'accès au réseau local, ou bien il tourne et refuse l'adresse du site : la liste des adresses qu'il accepte est figée dans le binaire, et une version antérieure à la 1.1.7 ne connaît pas myrch.fr. Le navigateur rapporte ce refus exactement comme un bridge éteint — d'où le premier geste ci-dessous.
Gestes
  1. Distinguez les deux cas : ouvrez http://localhost:7735/ dans un nouvel onglet. Si le tableau de bord du bridge s'affiche, il tourne — et c'est l'adresse de ce site qu'il refuse. S'il ne s'affiche pas, le bridge est éteint.
  2. S'il refuse l'adresse : mettez le bridge à jour en 1.1.7 ou plus récent depuis Le bridge RCH, puis relancez-le.
  3. Si vous ne pouvez pas le mettre à jour, créez un fichier config.json dans son dossier de données (%APPDATA%\rch-bridge\ sur Windows, ~/Library/Application Support/rch-bridge/ sur macOS, ~/.config/rch-bridge/ sur Linux) contenant {"corsOrigins": ["https://myrch.fr", "http://localhost:7735", "http://127.0.0.1:7735", "http://localhost:5173", "http://127.0.0.1:5173", "http://localhost:4173", "http://127.0.0.1:4173", "http://localhost:3000", "http://127.0.0.1:3000"]}, puis redémarrez le bridge. Recopiez la liste entière : elle remplace celle du binaire au lieu de s'y ajouter, et en omettre une ligne coupe l'adresse correspondante. Le fichier doit être dans ce dossier, pas à côté du programme. Si rien ne change, ouvrez rch-bridge.log dans ce même dossier : un fichier mal formé y est signalé, et nulle part ailleurs.
  4. Vérifiez que le binaire RCH Bridge tourne toujours : sa fenêtre de terminal doit rester ouverte.
  5. Sur Chrome ou Edge, acceptez la permission « réseau local » demandée à la première connexion. Si vous l'avez refusée, réautorisez-la dans les paramètres du site.
  6. Quittez Safari : il n'est pas supporté avec le site https. Utilisez Chrome, Edge ou Firefox.
  7. Si le bridge semble bloqué, cliquez Réinitialiser le bridge dans le menu Commandes de l'ampli et du bridge : il repart dans un état propre.

Le bridge ne trouve pas l'ampli

Cause probable
L'ampli est éteint, sur un autre réseau que la machine qui lance le bridge, ou déjà occupé.
Gestes
  1. Allumez l'ampli et vérifiez qu'il est sur le même réseau que la machine qui lance le bridge.
  2. Lancez Rechercher un ampli pour un scan automatique du réseau.
  3. Sinon, relevez l'adresse IP dans l'application Denon ou Marantz, saisissez-la, puis Enregistrer l'ampli.
  4. Si l'ampli est marqué occupé (busy), attendez : une mesure ou un transfert est en cours, et la connexion reste valide.

L'application est verrouillée (sections grisées)

Cause probable
La chaîne REW / Bridge / AVR n'est pas complète. Le bandeau en haut de la page liste les maillons manquants.
Gestes
  1. Connectez REW.
  2. Connectez le bridge.
  3. Enregistrez l'ampli. Le déverrouillage est immédiat dès que les trois voyants sont verts.
  4. Si le bandeau affiche Calibration hors ligne, ce n'est pas une panne : vous travaillez sur la configuration d'ampli portée par une session importée. Trois cartes restent grisées, et elles seules : l'assistant de mesure, Réglages de l'ampli dans la zone Finalisation — c'est là que vit le LPF for LFE — et le transfert. Connectez le bridge et enregistrez l'ampli pour les réactiver.
Bandeau annonçant les maillons de chaîne manquants

Impossible de connecter REW : « No AVR data loaded »

Cause probable
REW contient déjà des mesures mais RCH n'a aucune configuration d'ampli : il ne peut pas les interpréter, les distances dépendant des caractéristiques de l'ampli.
Gestes
  1. Connectez le bridge et enregistrez votre ampli.
  2. Ou importez une session qui porte sa configuration d'ampli.
  3. Reconnectez REW.

Import de session refusé : l'ampli a changé

Cause probable
La session a été calibrée pour une configuration que votre ampli n'a plus. Le message liste les différences : modèle, version MultEQ, enceinte ajoutée ou retirée. Votre session en cours n'a pas été touchée par le refus.
Gestes
  1. Rétablissez les réglages de l'ampli tels qu'ils étaient au moment des mesures.
  2. Vérifiez le préréglage enceintes actif : les deux préréglages d'un ampli peuvent déclarer des enceintes différentes. Sélectionnez celui des mesures.
  3. Sinon, refaites une session à partir de la configuration actuelle.

Mes mesures n'apparaissent pas dans le tableau

Cause probable
RCH range les mesures d'après leur nom : un nom qu'il ne reconnaît pas ne rejoint pas le tableau.
Gestes
  1. Relevez les noms Audyssey attendus dans les détails AVR.
  2. En mode avancé, vérifiez dans REW que chaque nom de mesure commence par l'un de ces noms.
  3. Utilisez Réinitialiser les mesures si REW est dans un état incohérent.

Align SPL donne un résultat incohérent

Cause probable
Une précondition manque : la courbe cible n'est pas chargée dans REW, la position sélectionnée n'est pas la bonne, ou l'alignement temporel n'a pas été fait.
Gestes
  1. Chargez la courbe cible sous REW / EQ / Target settings / House curve.
  2. Avant de lancer, vérifiez dans REW que le niveau de référence de la cible est à 75 dB. Qu'il descende après Align SPL est le résultat attendu, pas le symptôme (étape 4).
  3. Sélectionnez la bonne position, en général la position moyennée.
  4. Faites Time Align, puis Align SPL.

Le raccord enceinte-sub ne marche pas

Cause probable
La coupure choisie raccorde mal, ou l'alignement des caissons sur l'enceinte de référence convient mal aux autres groupes ou aux autres positions.
Gestes
  1. Essayez une coupure plus haute : la coupure décide du raccord, pas de l'alignement des caissons.
  2. Essayez une autre enceinte de référence dans le panneau Alignement du caisson avec l'enceinte, puis relancez Find Sub Alignment.
  3. Régénérez le filtre de l'enceinte avant de relancer Find Sub Alignment.
  4. Vérifiez les previews avant de transférer.

Le mode avancé ne remplit pas correctement le tableau

Cause probable
REW portait déjà un état de travail quand RCH s'y est connecté, ou le MDAT a été ouvert trop tôt.
Gestes
  1. Lancez REW vide.
  2. Connectez RCH, puis ouvrez le MDAT après Connecter REW.
  3. Utilisez Réinitialiser les mesures si REW a conservé un état de travail précédent.
  4. Vérifiez enfin le nommage des mesures, comme pour des mesures absentes du tableau.

Le multisub ADY ne donne qu'une seule mesure de caisson

Cause probable
Le fichier vient d'un balayage mutualisé : un seul caisson a été mesuré pour plusieurs déclarés. L'import n'est pas refusé — le fichier est chargé, et un écart entre ses conditions de mesure et la configuration d'ampli chargée n'est qu'un avertissement dans le journal. RCH affiche alors la note du balayage mutualisé sous les outils de caisson, et la carte de transfert annonce que la calibration du seul caisson mesuré sera écrite telle quelle sur les autres.
Gestes
  1. Si RCH vous conseille la bascule en mode Directional bass, faites-la dans le menu de l'ampli, puis remesurez.
  2. Sinon, refaites la session Audyssey en mode Directional bass.
  3. Ou mesurez chaque caisson à la main dans REW.

Le transfert échoue ou reste bloqué

Cause probable
L'ampli a refusé la calibration, une banque est périmée, ou le transfert est encore en train de s'arrêter.
Gestes
  1. Lisez le message d'erreur. Le contrôle de compatibilité tourne d'office avant chaque transfert : si l'ampli refuse la calibration, rien n'est écrit et le message nomme ce qui ne correspond pas.
  2. Si une banque est signalée périmée, réenregistrez les deux banques sur des états cohérents : des délais, niveaux ou crossovers ont changé depuis leur enregistrement.
  3. Après une annulation, laissez le transfert se terminer proprement : la phase finale peut prendre quelques secondes.
  4. Si l'ampli reste dans un état étrange après un incident, éteignez-le et rallumez-le avant de relancer.

Une action est grisée ou échoue immédiatement

Cause probable
Deux causes possibles. La chaîne REW / Bridge / AVR n'est pas complète : sans elle, RCH n'autorise que les panneaux de connexion. Ou l'action n'a pas d'objet sur votre installation : Align Sub et Vérifier les niveaux comparent des caissons entre eux, et restent grisés tant que la session ne porte pas au moins deux mesures de caisson.
Gestes
  1. Vérifiez les trois voyants : ils doivent être verts.
  2. Rétablissez le maillon manquant, comme pour une application verrouillée.
  3. Si les trois voyants sont verts, comptez vos mesures de caisson. Avec un seul caisson, la carte de parcours marque l'étape « sans objet » avec pour cause « un seul caisson » : il n'y a rien à réparer.

Vous voulez repartir de zéro

Cause probable
L'état de travail est devenu incohérent après plusieurs essais : des mesures d'origines différentes se sont accumulées, ou des réglages successifs ne se rejoignent plus. Repartir coûte alors moins cher que démêler.
Gestes
  1. Exportez votre session si vous voulez pouvoir revenir à cet état : c'est le seul artefact qui le conserve.
  2. Réinitialiser les mesures remet toutes les mesures à leurs paramètres par défaut. Les mesures restent, leurs réglages repartent de zéro.
  3. Réinitialiser l'application vide tout le projet.

Un creux profond dans le grave, à toutes les positions

Cause probable
Une onde stationnaire de la pièce place le siège dans un creux : à cette fréquence, l'onde directe et l'onde réfléchie s'annulent là où vous êtes assis. Le bilan donne la fréquence, la profondeur, et la distance à parcourir pour en sortir — le quart de la longueur d'onde. Un creux qui se retrouve à toutes les positions mesurées ne vient pas de l'enceinte : il vient de la pièce.
Gestes
  1. Avancez ou reculez le siège d'une fraction de la distance annoncée — commencez par la moitié —, remesurez, puis relancez Évaluer les mesures pour voir si le creux a bougé.
  2. Si le siège ne peut pas bouger, déplacez un caisson d'autant : c'est l'autre extrémité de la même onde.
  3. N'essayez pas de combler le creux par l'égalisation. RCH limite volontairement le gain, et un creux d'onde stationnaire ne se remplit pas : on y verse de la puissance sans rien gagner à l'oreille.

Un creux large sur une seule enceinte, ou une image qui penche

Cause probable
La paroi située derrière l'enceinte lui renvoie son propre son avec un retard, et les deux s'annulent partiellement autour d'une fréquence. Le creux est large, il tient entre 80 et 300 Hz, et il n'apparaît que sur ce canal. Le bilan donne la fréquence, la profondeur et la distance de paroi qu'elles supposent. Le même déséquilibre, vu de plus loin, se lit comme une différence entre les deux enceintes d'une paire.
Gestes
  1. Rapprochez ou éloignez l'enceinte du mur derrière elle, de l'ordre de la distance annoncée, puis remesurez ce canal.
  2. Relancez Évaluer les mesures et comparez les deux enceintes de la paire : le creux doit s'atténuer d'un côté sans se creuser de l'autre.
  3. Rendez les abords des deux enceintes semblables : ce qui est dégagé d'un côté doit l'être de l'autre. Une bibliothèque contre une seule des deux suffit à faire pencher l'image sonore.

Une bosse dans le grave qui traîne après le son

Cause probable
Un mode de la pièce. La même bande de fréquences porte une bosse sur la courbe et une décroissance nettement plus longue que ses voisines : le bilan donne la fréquence, la hauteur de la bosse et les deux temps qu'il compare. L'égalisation coupe la bosse — RCH le fait — mais elle ne raccourcit pas la traînée : le grave reste confus tant que la pièce, elle, n'a pas changé.
Gestes
  1. Laissez l'égalisation traiter la bosse : c'est la partie du problème qui se corrige par filtre.
  2. Traitez le grave dans la pièce : des absorbeurs de grave dans les angles, là où la pression est maximale.
  3. Déplacez un caisson, ou ajoutez-en un second et relancez l'optimisation jointe : plusieurs sources bien placées lissent les modes d'une position à l'autre bien mieux qu'un filtre.
  4. Remesurez, puis relancez Évaluer les mesures.

Une réflexion trop forte juste après le son direct

Cause probable
Une surface proche — mur latéral, plafond, sol, meuble, écran — renvoie le son moins de quinze millisecondes après le direct, et à moins de dix décibels sous lui. L'oreille ne l'entend pas comme un écho séparé : elle l'entend comme une image sonore floue. Le bilan donne le délai et la différence de trajet qui en découle. Quand le retour arrive très tôt, en moins de 1,5 ms, il ne vient pas d'une paroi mais de l'enceinte elle-même ou d'un objet collé contre elle : le bilan le range à part, et le geste n'est pas le même.
Gestes
  1. Cherchez le point de réflexion : depuis le siège, un miroir promené sur le mur, le plafond ou le sol montre l'endroit où vous voyez l'enceinte. C'est là qu'il faut traiter.
  2. Posez un absorbeur ou un diffuseur à cet endroit, ou écartez l'enceinte de la surface fautive.
  3. Si le retour est très précoce, dégagez les abords immédiats de l'enceinte : pied, meuble, écran, arêtes du coffret.
  4. Remesurez ce canal, puis relancez Évaluer les mesures.

La pièce sonne trop longtemps

Cause probable
La décroissance du médium sort de la fenêtre attendue pour une pièce d'écoute domestique. Trop longue, la pièce ajoute sa propre queue à tout ce qui passe : les voix perdent leur netteté et les détails se noient. Le bilan donne le temps mesuré et le temps visé.
Gestes
  1. Ajoutez de l'absorption large bande — tapis, rideaux épais, panneaux — en commençant par les grandes surfaces nues et réfléchissantes.
  2. Remesurez, puis relancez Évaluer les mesures pour mesurer le gain.
  3. N'attendez pas de l'égalisation qu'elle raccourcisse une réverbération : elle agit sur le niveau d'une fréquence, jamais sur la durée pendant laquelle la pièce continue de la porter.

Une mesure trop bruitée, ou une position qui s'écarte des autres

Cause probable
Le balayage n'a pas assez dominé le bruit ambiant : ventilation, circulation, appareil en veille, ou simplement un niveau de balayage trop bas. Les critères de temps deviennent alors incertains, et le bilan plafonne la note de cette mesure. Le cas voisin est une seule position qui s'écarte nettement des autres : micro déplacé, mal orienté, ou prise faite dans d'autres conditions.
Gestes
  1. Refaites la prise au calme, appareils bruyants arrêtés.
  2. Montez le niveau du balayage dans REW : c'est le levier le plus direct sur cet écart.
  3. Vérifiez le micro, son câble et sa position, puis refaites la position que le bilan a signalée.
  4. Refaites la moyenne du canal concerné, puis relancez Évaluer les mesures.

Aide

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter les ressources suivantes :

Si vous constatez un écart entre cette page et l'application, fiez-vous en priorité aux libellés visibles dans l'interface et au comportement observé dans l'onglet Application.